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Les taximen ont paralysé la circulation hier à Kinshasa
Les Kinois se sont réveillés hier sur un mauvais pied. En quête de moyens de transport dans leurs arrêts de bus traditionnels, ils ont été surpris par la grève des chauffeurs de taxis et taxi-bus dès les premières heures de la journée. Un mot d’ordre relayé par les conducteurs des taxi-motos qui, par solidarité, ont aussitôt emboité le pas. Face à la carence des motos et véhicules de transport en commun, nombre de Kinois ont amorcé une longue marche pour atteindre qui l’école, qui le lieu de travail… Les moins motivés ont carrément rebroussé chemin. Faute de mieux. Reportage.
Lemba sous l’ambiance d’une journée ville-morte
Ce matin, les principales artères de Lemba sont désertes, alors que les carrefours et autres arrêts de cette commune sont noirs de monde. En ce début de semaine, le ciel est grisâtre, l’atmosphère fraiche, l’ambiance morose. A première vue, on se croirait dans une journée ville-morte en ce début de saison sèche. Tout autour de nous, aucun vrombissement de moteurs. Pas de klaxons, ni de brouhaha habituel qui rythment au quotidien la ville de Kinshasa.
Renseignements pris, les transporteurs sont en grève. Aussi bien les conducteurs des taxis que ceux des taxis motos. Ils dénoncent les tracasseries qu’ils subissent de la part de la police commise à la circulation routière. Pas seulement. D’autres services, non habilités, pullulent au quotidien comme des vautours autour des transporteurs qu’ils tâchent de truander.
Au rond-point Super Lemba, on n’aperçoit que des voitures personnelles.. C’est plus tard que surgissent quelques taxis motos, des tricycles et des bus Transco bondés de monde. Quelques chauffeurs de motos taxis bravant l’interdiction ont pu effectuer quelques navettes. Cependant, les grévistes les brutalisaient.
Vers 14h, quatre taxis sont stationnés au rond-point Super Lemba. « La grève devrait s’arrêter à 12 h. Et comme les autorités nous ont promis de trouver une solution, j’ai jugé bon de sortir. Parce que le but était que la majorité de la population ne puisse pas se déplacer de 6h à 12h. Pour certains ne pas se rendre au lieu du travail et pour d’autres ne pas exercer leurs activités quotidiennes. Ainsi les conséquences de ce manque à gagner de la population puisse interpeler les autorités », nous rapporte un taximan effectuant la ligne Lemba/Boulevard du 30 juin.
Du côté de ceux de Lemba/kintambo magasin, le ton est plus dur. Assis sous un arbre, ils sont six à se tourner les pouces. » La grève est prévu pour trois jours en d’autres termes elle ira jusqu’à mercredi 7 juin. Et nous allons respecter le mot d’ordre de notre association. Ceux qui sortent maintenant n’ont rien compris à nos revendications. Nous devons rester unis pour que nous puissions être entendu par le gouvernement. Que nos conditions de travail s’améliorent « , explique Joel, la cinquantaine révolue.
A part le permis de conduire, poursuit-il, le volet jaune du véhicule, l’autorisation de transport, on nous exige encore un papier d’indentification. C’est trop de paperasse. De plus malgré les taxes que nous payons les routes sont en très mauvais états. Les véhicules subissent des pannes toutes les semaines, nous dépensons beaucoup chez les garagistes. Par-dessus le marché à part la police spéciale de roulage, les motards, les Ujunas, une autre unité de contrôle est apparue pour effectuer on ne sait quelle vérification. Trop c’est trop. On n’en peu plus. Il est vraiment important que nos autorités trouvent des solutions pour remédier à ce sepiternel problème de tracasserie.
La plupart des activités commerciales ont tournés au ralenti. Beaucoup n’ont pas pu se rendre à leur lieu de travail. Au marché Manzeku vers Super Lemba, certains étalages sont restés vides. Ceux des vendeurs qui habitent loin de cette commune ne sont pas venus exercer leurs activités commerciales. Les répercutions de cette première journée de grève des automobilistes se sont fait sentir aussi sur le secteur économique que social. Fyfy Solange TANGAMU