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Les Kinois appellent l’autorité urbaine à appliquer la mesure interdisant la circulation des remorques avant 21 heures
Les embouteillages monstres qui s’observent depuis des mois sur bien des artères de Kinshasa, particulièrement sur l’avenue By Pass jusqu’à Matadi Kibala exigent des autorités des mesures draconiennes pour faire appliquer la décision de l’Hôtel de ville de Kinshasa interdisant la circulation des gros engins et remorques avant 21 heures.
Cette décision date de l’époque du Gouverneur André Kimbuta mais le non-suivi des mesures prises étant le point fort des autorités, l’application n’a connu que l’espace d’un matin. Actuellement, les chauffeurs de ces gros engins et des véhicules poids lourds se comportent comme si cette instruction n’a jamais existé. Ils envahissent l’avenue By Pass dès le lever du soleil provoquant des embouteillages à partir de l’entrée de la commune de Matete.
UNE COLONNE DE REMORQUES QUI PREND D’ASSAUT L’AVENUE
Ils savent faire parfaitement les choses : c’est toute une colonne de plusieurs remorques qui prend pratiquement d’assaut cette avenue, empêchant les autres véhicules de circuler normalement. Les embouteillages qui s’en suivent peuvent prendre plusieurs heures au grand dam des conducteurs et des passagers.
L’impunité et la corruption qui caractérisent des agents commis à la régulation de la circulation routière favorisent souvent l’incivisme des chauffeurs de gros engins.
Alors que l’instruction de l’autorité urbaine est claire et ne prête à aucune confusion, la mesure souffre de non-application. Ce qui ne manque pas de pousser certains Kinois à s’interroger sur cet état des choses. Mais d’aucuns s’interrogent sur les causes de sa non application.
NE PAS FAIRE APPLIQUER UNE MESURE, CELA DEPASSE TOUT ENTENDEMENT
Il est vrai que la RDC souffre depuis plusieurs années de déficit d’autorité de l’Etat. Mais jusqu’à ne pas faire appliquer une mesure prise par des autorités légales, cela dépasse tout entendement et soulève tant de questions sur la gestion de la res publica.
Ce sabotage de la décision concernant la circulation des remorques avant 21 h va de pair avec celui relatif à l’exportation des grumes car plusieurs de ces remorques transportent ces matières, violant ouvertement une décision pourtant prise lors d’un conseil des ministres.
Le ministère de l’Environnement et Développement durable qui doit en principe veiller à l’application de cette décision ne s’offusque pas devant cette attitude désobligeante des exploitants forestiers. Si le gouvernement a pris pareille mesure, c’est pour donner une plus-value aux bois congolais et créer des emplois à travers les industries de transformation du bois.
NE PAS DONNER L’IMPRESSION QUE LE PAYS EST SANS MAITRE
Pour ne pas donner au monde l’image et l’impression que le pays est sans maître, les dirigeants congolais sont appelés à s’assumer pleinement. Dans le cas d’espèce, il s’agit d’imposer la loi aussi bien aux propriétaires des remorques qu’aux exploitants forestiers qui sont souvent les mêmes pour qu’ils respectent les autorités légalement établies.
Revenons à la mesure interdisant strictement la circulation pendant la journée des gros engins et des véhicules poids lourds pour rappeler qu’elle avait était prise conjointement en mars 2023 par le ministre provincial de l’Intérieur et celui des Transports de la ville-province de Kinshasa.
Ce communiqué officiel signé le 21 mars 2023 autorise ces gros engins et remorques à ne circuler dans la ville de Kinshasa que de 21 heures à 5 heures du matin. En outre, il est également interdit aux chauffeurs d’abandonner leurs véhicules de longues heures sur la chaussée sous quelque prétexte que ce soit sous peine de subir la rigueur de la loi.
« Toutefois, pour les conducteurs des sociétés brassicoles, pétrolières et toute autre entreprise oeuvrant dans le secteur de l’alimentation commis à des livraisons pendant la journée, ils devraient requérir une dérogation spéciale signée conjointement par les ministères de l’Intérieur et des Transports de la ville de Kinshasa« , spécifie ledit communiqué officiel.
LA MEME MESURE EN 2014
Quelques années plus tôt, l’autorité urbaine avait pris en 2014 la même mesure. Et en avril 2014, les chauffeurs des poids lourds, exploitant la route Kinshasa-Matadi-Boma, s’étaient opposés à la mesure du Commissaire provincial de la Police de Kinshasa, Célestin Kanyama, qui limitait leur entrée dans la capitale entre 20 heures et 5 heures et demie. Le syndicat des chauffeurs des poids lourds avait, à l’époque, fustigé cette décision qu’il avait qualifiée de discrimanatoire. Le syndicat avait estimé que la raison d’embouteillages et d’accidents évoquée par les autorités provinciale avait étonné la corporation dans la mesure où les vraies raisons de ces embouteillages et acidents étaient ailleurs et bien connues par ces autorités. Muke MUKE & Kléber Kungu