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Lancement du projet " Bomoyi ya mama na mwana" soutenu par le CNCSU-UNFPA et la Fondation Vodacom
Le lancement du projet " Bomoi ya mama na mwana " est intervenu à Kinshasa, le samedi 07 mars. Une initiative majeure dédiée au renforcement de la santé maternelle et néonatale dans le cadre du Programme de la gratuité de la maternité et des soins du nouveau-né en RDC soutenu par le Conseil national de la couverture santé universelle ( CN-CSU) en partenariat avec l'Unfpa et la Fondation vodacom.
Dans son mot, le représentant résident de l'Unfpa, M. Alain Akpadji a fait savoir : " ce programme repose sur une conviction forte : les défis complexes exigent des réponses collectives. La mortalité maternelle n'est pas seulement un problème de santé. Elle touche aux infrastructures, aux ressources humaines, à l'accès à l'information et à l'organisation du système de soins".
C'est pourquoi, a-t-il expliqué : " la force de cette initiative réside dans la complémentarité d'un véritable triangle de transformation : l'État, le secteur privé et les Nations Unies."
Alain Akpadji a indiqué : "le Gouvernement de la RDC apporte la vision et le leadership politique, notamment à travers la Couverture Santé Universelle et la gratuité de la maternité. La Fondation Vodacom mobilise l'innovation, les technologies et les investissements nécessaires pour moderniser les infrastructures et rapprocher les services et l'information des communautés. Et l'UNFPA, en tant que partenaire technique des Nations Unies pour la santé reproductive, apporte son expertise pour renforcer la qualité des soins, soutenir les ressources humaines de santé et accompagner la mise en œuvre de solutions durables".
" Cette complémentarité permet d'agir simultanément sur les piliers essentiels d'un système de santé efficace : des maternités mieux équipées et réhabilitées pour offrir aux femmes des conditions d'accouchement sûres et dignes ; des sages-femmes mieux formées et soutenues, capables de prévenir et de gérer les complications obstétricales ; et des communautés mieux informées grâce aux technologies numériques qui permettent de diffuser les informations vitales et de rapprocher les services de santé des populations". " À cela s'ajoute un engagement essentiel : redonner santé et dignité aux femmes vivant avec une fistule obstétricale, à travers leur prise en charge et leur réinsertion", a ajouté le numéro 1 de l'Unfpa en RDC.
" En réunissant leadership politique, innovation du secteur privé et expertise technique, ce partenariat crée bien plus qu'un programme. Il crée un modèle d'action collective capable de transformer durablement la santé maternelle et néonatale en République Démocratique du Congo", a soutenu Alain Akpadji.
"Nous savons aujourd'hui que la grande majorité des décès maternels sont évitables lorsque les femmes ont accès à des soins de qualité au bon moment. Aujourd'hui, avec " Bomoyi ya Mama na Mwana ", nous lançons bien plus qu'un programme. Nous affirmons une vision. Une vision d'un pays où chaque femme peut donner la vie dans la sécurité et la dignité, et où chaque enfant peut commencer sa vie avec sa mère à ses côtés".
"Mais pour transformer cette vision en réalité, nous devons élargir cette dynamique collective", a-t-il souligné.
"Je voudrais lancer aujourd'hui un appel clair à l'ensemble du secteur privé congolais. La santé maternelle n'est pas seulement une responsabilité du gouvernement ou des partenaires techniques. C'est aussi un investissement dans l'avenir du pays. Chaque entreprise peut contribuer : en soutenant l'équipement des maternités, en améliorant les chaînes d'approvisionnement, en développant des solutions numériques et technologiques, ou encore en appuyant des mécanismes innovants de financement de la santé", a-t-il interpellé.
Selon lui : " l'initiative que nous avons lancé démontre qu'un partenariat entre l'État, le secteur privé et les Nations Unies peut produire des résultats concrets et durables".
Ainsi, " pour transformer durablement la santé maternelle en RDC nous avons besoin que d'autres entreprises rejoignent ce mouvement. Car lorsqu'une femme survit à l'accouchement, c'est une famille qui reste debout, une communauté qui se renforce et une nation qui avance", a souligné Alain Akpadji.
"En RDC, aucune femme ne devrait mourir en donnant la vie. Parce que nous avons les ressources. Nous avons les connaissances. Et surtout, nous avons la volonté.
Alors unissons nos forces pour que chaque naissance ne soit plus un risque de mort mais une promesse de vie", a renchéri le patron de l'Unfpa.
Le projet " Bomoyi ya mama na mwana" cible trois provinces à savoir Kongo-central, kasaï-oriental et Kinshasa.
Mathy Musau