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La Suède offre 12,2 millions de dollars pour la résilience et les systèmes de subsistance de petits exploitants agricoles
9 000 ménages de petits exploitants agricoles accèdent à des opportunités de développement économique. Le Kasaï et le Kasaï Central, dans le centre-sud de la RDC, peuvent compter sur un sol fertile abondant, équivalent à près de 10 pour cent des terres arables du pays, ce qui fait de ces provinces une zone stratégique pour le développement de la chaîne de valeur agricole, renseigne un communiqué de presse conjoint du PAM et de la FAO. D’après le 20ème cycle de l’IPC (Integrated Food Security Phase Classification), 46% de la population du Kasaï et 41% de celle du Kasaï Central sont dans un état de crise alimentaire aigüe (phase 3+).
Face à ces enjeux, le Royaume de Suède a octroyé un financement de 101,2 millions de couronnes suédoises soit 12.2 millions de dollars pour soutenir le programme « Renforcement de la résilience et des systèmes de subsistance durables des petits exploitants agricoles dans les provinces du Kasaï et du Kasaï Central en République démocratique du Congo (RDC) » mis en œuvre conjointement par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM), mentionne la source. Ainsi, un total de 9 000 ménages de petits exploitants agricoles seront bénéficiaires de ce projet qui vise à créer des opportunités économiques dans le secteur agricole pour la population du Kasaï et du Kasaï Central, poursuit la source.
Cependant, le projet a des effets à court et à long terme. À court terme, il vise à améliorer la façon dont les récoltes sont cultivées et vendues, en réduisant les pertes, en améliorant la transformation et la commercialisation, et en créant plus d’emplois grâce à l’approche « Food Assistance for Assets » (assistance alimentaire pour les actifs). À long terme, le projet entend à créer davantage d’opportunités économiques et à donner aux femmes, aux hommes et aux jeunes les moyens de participer à leur propre développement.
La source indique que pour y parvenir, le projet se concentrera sur la mobilisation des communautés, les initiatives de renforcement des capacités et la construction d’infrastructures. L’accent sera également mis sur l’amélioration de la nutrition au niveau communautaire. Développer la chaîne de valeur agricole « Dans le cadre du retrait de la Monusco au Grand Kasaï, la FAO et le PAM engagent leurs efforts en faveur de la consolidation de la paix« , explique Anne-Klervi Cherrière, chargée de programme résilience au FAO en RDC. Ce projet est basé sur le triple-nexus Humanitaire-Paix-Développement et intervient au niveau communautaire pour renforcer la résilience des producteurs agricoles.
Par ailleurs, » en investissant dans le capital humain et dans les actifs ruraux, la FAO et le PAM vont soutenir la création d’opportunités génératrices de revenus et renforcer la capacité des communautés locales à supporter les chocs « , note Edouard Kamou, chef du programme de la résilience du PAM en RDC. A travers un soutien à la production, la diversification et la commercialisation alimentaire durable, les petits exploitants agricoles de la région vont améliorer leur accès aux marchés et diversifier leurs revenus, ajoute-il. Sur le long terme, l’impact attendu est de favoriser la création d’opportunités économiques et l’autonomisation des femmes, des hommes et des jeunes pour qu’ils participent à leur propre processus de développement. Des activités spécifiques seront déployées pour renforcer la résolution pacifique des conflits au sein des communautés. Ces activités ciblent un total de 100 000 ménages, bénéficiant à environ 600 000 personnes dans les cinq provinces, avec des fonds de l’Allemagne, de la Suède, du Canada, et de la Norvège, conclut la source. Mathy MUSAU