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Batonga, bafinga, mapata ekweya te ! Sebondo ya machine na jeu…". Cette phrase en lingala avec deux mots français signifie : " Qu'ils calomnient, qu'ils insultent, le nuage ne tombera pas ! Sebondo de la machine en jeu…".
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Kinshasa : le boulevard Lumumba et l'avenue Sendwe en dégradation avancée
Symbole du développement infrastructurel de la capitale congolaise, le boulevard Lumumba et l'avenue Sendwe se détériorent progressivement sous le poids du temps et du manque d'entretien. Ces artères stratégiques, qui avaient bénéficié d'une extension et d'une réhabilitation entre 2011 et 2013, sont aujourd'hui marquées par des fissures, des nids-de-poule et un enrobé dégradé, faute de maintenance régulière.
L'état préoccupant de ces routes est particulièrement visible sur plusieurs tronçons névralgiques :
Arrêt Tribunal Masina - Debonhomme : des crevasses profondes entravent la circulation et augmentent les risques d'accidents.
L'Échangeur de Limete : des déformations apparaissent sur la chaussée, rendant les conditions de conduite difficiles.
17e Rue - 10e Rue : cette portion est devenue un véritable parcours d'obstacles pour les automobilistes et les transporteurs publics.
Croisement Boulevard Lumumba-Avenue Sendwe : des affaissements se multiplient, affectant non seulement la fluidité du trafic, mais aussi la sécurité des usagers.
Même les sauts-de-mouton, livrés en grande pompe en 2021 pour décongestionner certains points noirs de la circulation, commencent à montrer des signes de détérioration, soulevant des questions sur la qualité des infrastructures et leur suivi post-réalisation.
L'absence d'entretien, un défi récurrent en RDC
L'usure prématurée de ces infrastructures témoigne d'un problème structurel de gestion routière en RDC. En l'absence d'un programme d'entretien périodique, les routes rénovées ne tardent pas à se détériorer, obligeant les autorités à engager, quelques années plus tard, des travaux de réhabilitation coûteux.
Or, un entretien régulier ne se limite pas à un simple rafistolage. Il implique un suivi rigoureux de la chaussée, le rebouchage des fissures avant leur aggravation et la réparation des zones affaiblies avant qu'elles ne deviennent impraticables. Cette approche permet non seulement de prolonger la durée de vie des infrastructures, mais aussi de réduire les coûts de reconstruction qui pèsent lourdement sur les finances publiques.
Face à cette situation, plusieurs experts en infrastructures plaident pour la mise en place d'un plan de maintenance préventive. Ils recommandent notamment :
L'affectation de fonds spécifiques pour l'entretien routier, garantissant une intervention rapide avant l'aggravation des dégâts.
La mise en place d'un mécanisme de contrôle de la qualité des travaux, afin d'assurer la durabilité des infrastructures après leur construction.
L'introduction d'un partenariat entre le secteur public et privé pour une gestion plus efficace et pérenne des routes de Kinshasa.
Des infrastructures essentielles pour la mobilité urbaine
Le boulevard Lumumba et l'avenue Sendwe ne sont pas de simples routes : ils constituent l'épine dorsale du réseau routier de Kinshasa, reliant les quartiers populaires aux centres administratifs et économiques de la ville. Leur détérioration accélérée impacte directement la fluidité du trafic, le transport des marchandises et, in fine, l'économie urbaine.
Alors que des milliards de francs congolais ont été investis dans leur modernisation, laisser ces infrastructures se dégrader par manque d'entretien reviendrait à saboter des années d'efforts et de financements publics.
L'heure est donc à l'action : préserver ces routes, c'est garantir une mobilité efficace et un cadre urbain durable pour les Kinois.
Jérémie ASOKO