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Kananga : la perception de 1.000 FC auprès des motocyclistes suscite des réactions
La perception quotidienne de 1.000 francs congolais auprès des conducteurs de motos-taxis à Kananga suscite de nombreuses réactions au sein de l'opinion publique. Plusieurs acteurs de la société civile s'interrogent sur la nature de cette perception, son fondement légal ainsi que l'utilisation des recettes qu'elle génère.
Selon des estimations avancées par certains observateurs hier dimanche 26 juillet 2026, la ville compte plusieurs milliers de motos-taxis en activité. En retenant une hypothèse prudente de 3 000 motos s'acquittant chacune de 1.000 FC par jour, les recettes pourraient atteindre 3 millions de francs congolais quotidiennement, soit environ 18 millions de FC par semaine et près de 72 millions de FC par mois.
Ces chiffres alimentent le débat sur la gestion des finances publiques locales. Plusieurs citoyens estiment qu'au regard des montants supposés collectés, des améliorations plus visibles devraient être observées dans la ville, notamment en matière d'assainissement, d'entretien des voiries, d'éclairage public, de construction de toilettes publiques, de gestion des déchets ou encore d'aménagement des espaces destinés aux motocyclistes.
Au-delà des montants évoqués, c'est surtout la question de la transparence de la nature et de la gestion de cette taxe qui est soulevée. Des voix appellent la mairie de Kananga à communiquer clairement sur la nature juridique de cette taxe ou redevance, le nombre exact de contribuables concernés, les recettes effectivement mobilisées ainsi que leur affectation dans le budget de la ville.
Pour plusieurs observateurs, une communication régulière sur les recettes et les dépenses permettrait de renforcer la confiance entre les autorités municipales et les contribuables, tout en démontrant l'impact concret des taxes perçues sur le développement de Kananga.
Interrogée sur ces préoccupations, la mairie de Kananga n'avait pas encore réagi au moment où nous mettons sous presse cet article. Une clarification officielle est attendue afin d'éclairer l'opinion sur cette perception et sur l'utilisation des ressources qu'elle génère. Ce geste est simplement appelé " devoir de redevabilité " !
Félix MULUMBA KALEMBA