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Un historien demande à la France et à l’Espagne de restituer tous les documents sur la marocanité du Sahara
La France et l’Espagne, deux anciennes puissances coloniales du Maroc, ont été invitées à remettre tous les documents encore en leur possession prouvant la Marocainité du Sahara. Cet appel vient d’être lancé par l’historien Jiali Adnani à l’occasion de la célébration, ce 6 novembre, du 46ème anniversaire de la Marche verte.
« La France et l’Espagne gardent encore des documents, cartes, correspondances et témoignages de chefs de tribus attestant les forts liens qui unissaient les régions du Sahara au Maroc », a affirmé l’historien dans un entretien avec Le360. « Il faut, a-t-il dit, que ces pays remettent tous ces documents au Maroc et les rendre publics », a ajouté l’historien marocain.
Cet expert du Sahara marocain -il a écrit de nombreux ouvrages sur ce sujet- rappelle à cet égard qu’avant les indépendances en 1956 et en 1961, les puissances coloniales, en particulier française, ont amputé plusieurs régions du Maroc en les rattachant à l’Algérie, citant une partie du Sahara oriental placée depuis lors sous le contrôle de l’Algérie.
Il a rappelé également la célèbre déclaration du président algérien, feu Houari Boumedienne, qui avait affirmé, en 1966 lors d’un Sommet arabe tenu à Rabat, que son pays « n’avait aucune visée sur le Sahara ». « Il avait seulement réclamé un corridor qui permettrait à son pays une ouverture vers le littoral atlantique » via le Sahara marocain, a rappelé l’historien.
Selon lui, « les manoeuvres sournoises de l’Espagne et de l’Algérie au Sahara, au début des années 1970, ont alerté feu le roi Hassan II. Le défunt roi avait anticipé en appelant, en novembre 1975, après le verdict de la Cour internationale, à une marche pacifique pour la récupération des provinces du Sud ».
Cette marche, organisée le 6 novembre 1975, s’était distinguée par trois axes essentiels: la discrétion dans la préparation, la grande mobilisation populaire et l’importante logistique mobilisée à cet effet. Dans une organisation presque parfaite, a rappelé le chercheur, 350.000 marcheurs non armés venus de toutes les régions du pays avaient quitté Agadir en direction du Sahara pour sceller l’union. L’Espagne avait alors cédé en restituant les provinces du Sud au Royaume du Maroc.
De son côté, le doyen de la Faculté des lettres et des sciences humaines de Rabat-Agdal, Jamal Eddine El Hani, a estimé que « l’épopée de la Marche verte a été une des grandes étapes historiques du Maroc. « C’est à travers ce type d’évènements, a-t-il dit, que se construisent les nations ». le360.ma