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Tshikapa : Le prix d’un bassin de maïs en hausse vertigineuse
La bande frontalière de Kamako, située à environ 150 kilomètres de la ville de Tshikapa, connaît une hausse alarmante des prix des denrées alimentaires, rapportent des acteurs locaux. Selon des sources locales, le coût d’un petit bassin de maïs a grimpé de 20.000 à 50.000 francs congolais. Une situation semblable est aussi observée pour le manioc.
L’augmentation des prix résulte principalement d’une série de facteurs, dont la rareté croissante de ces denrées sur les marchés locaux. Les difficultés d’approvisionnement proviennent également de la multiplication des postes de péage sur les divers axes routiers, ce qui alourdit considérablement les coûts de transport et, par conséquent, ceux liés à la commercialisation des produits alimentaires. Ces obstacles logistiques aggravent l’accessibilité des produits de première nécessité pour les populations locales.
D’autre part, des sources recoupées sur le terrain soulignent que cette situation engendre des déplacements massifs de la population, qui, dans un climat d’incertitude croissante, craignent d’être confrontés à une pénurie alimentaire sévère. Les mouvements migratoires observés dans la région témoignent de la détresse grandissante des habitants, qui cherchent désespérément des solutions pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
Ce contexte préoccupant interpelle les autorités provinciales, qui doivent agir rapidement pour éviter une crise alimentaire imminente. Un acteur de la société civile, contacté sur place, a lancé un appel pressant pour la réhabilitation des routes de desserte agricole. Il souligne que ces infrastructures, actuellement impraticables, sont essentielles pour assurer le transport efficace des denrées alimentaires entre les centres de transformation et les zones de consommation. La dégradation des routes et l’inefficacité des systèmes d’approvisionnement contribuent directement à la hausse des prix et à la rareté des marchandises sur le marché.
La population de Kamako, déjà éprouvée par des conditions économiques difficiles, appelle à un soutien urgent afin de garantir leur survie et leur dignité face à une situation qui menace leur accès aux biens essentiels.
Félix MULUMBA