Dernière minute
Société
« Soki mbwa nayo, akomi ko gangela yo ce que mutu mususu azo liesa ye ! ». Cette phrase en lingala se traduit en français par : « Si ton chien commence à aboyer sur toi, c'est qu'une autre personne lui donne à manger ! »
Entrons à l'école de la sagesse pour écouter attentivement ce que…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Il y a quelques jours passés, les constructions anarchiques érigées dans l'espace UPN ont été démolies dans le cadre de l'assainissement et de l'embellissement de la ville de Kinshasa. À cette…
Étranger
Festival du film africain de Cologne (AFFK) place la guérison au cœur de sa 23e édition, prévue du 17 au 27 septembre. À travers le documentaire, la mémoire et les récits de résistance, trois…
Nation
L’Union des journalistes pour la reconnaissance du Génocost en République démocratique du Congo (UJRG-RDC) a effectué, ce vendredi 21 août 2026, une visite au Mémorial du Génocost à Kinshasa, dans…
Sud-Kivu: la coopération suisse réhabilite plus de 40 km de route à Idjwi
En chefferie Rubenga dans le territoire d’Idjwi au Sud-Kivu, plus de 40 kilomètres des routes de desserte agricole sont actuellement réhabilités grâce aux fonds de la Direction du développement et de coopération (DDC Suisse).
De Bugarula (chef-lieu du territoire) à Bugarula, groupement éponyme en passant par Katonda et Muganzo dans le groupement Kihumba et Bunyakiri, Mulamba, Bushonga, Nkola, des routes sont réhabilitées grâce aux travaux de haute intensité de main d’œuvre (Himo), par des projets exécutés par l’Assosiation pour développement économique et social (Adeso).
Pour le tronçon Bunyakiri-Bugarula en phase de finissage, une source au sein de cette association parle de 11 kilomètres sans compter les jonctions retouchées depuis mai dernier.
Route d'importance capitale
Cette route est d’une importance capitale pour les habitants de la chefferie Rubenga en particulier et général pour toute la population d’Idjwi qui pourra désormais circuler sans beaucoup de difficultés, acheminer les malades dans les structures sanitaires comme à la maternité et aux centres de santé de Bunyakiri et de Bushonga. Des produits agricoles seront aussi chargés pour être acheminés jusqu’au marché principal de Kishenyi ou au port public de Bugarula afin d’atteindre les villes de Goma et Bukavu. Il en est de même pour les tronçons Bugarula-Katonda, long de 13 kilomètres, Bugarula-Maganga avec ses 11 kilomètres et aussi le tronçon Bugarula-Lweza.
Des habitants de Bunyakiri rencontrés le 8 juillet n'ont hésité d'exprimer fièrement leur joie pour ce grand travail et les stratégies de pérennisation de ces ouvrages.
«Je suis contente du travail réalisé par Adeso et la coopération suisse. La route de Bunyakiri était délabrée et occasionnait beaucoup d’accidents. Aujourd’hui, le nombre d'accidents est très réduit, les gens circulent aisément et les produits sont acheminés dans les marchés sans beaucoup de difficultés. J’invite les mamans, jeunes et tous les habitants de notre groupement à protéger cette route en répondant positivement aux travaux communautaires chaque fois que le besoin se présente. Aux mamans, à ne plus jeter les immondices dans des caniveaux», se réjouit Chibalonza, une dame de Bunyakiri.
La communauté locale appelée à s'approprier cette route
Marc Biyaga, secrétaire du comité villageois de développement du village Bushonga, appelle à une appropriation continue de cette route.
«J’appelle les chefs de groupements, chefs de villages et le comité local de développement de la chefferie Rubenga à s'approprier cette route qui est la base de développement d’Idjwi. A tous ceux qui ont des champs le long de la route, à ne plus désorienter les eaux de pluies vers la route afin de la protéger contre les érosions. J’invite en particulier les jeunes à participer chaque fois au salongo pour lutter contre la destruction de nos routes», dit-il.
L’organisation Adeso, quant à elle, affine des stratégies de pérennisation après la remise de cet autre tronçon à la communauté.
Chance Lwagera, l’un de ses animateurs cite la mise en place d’un comité local d’entretien routier, composé essentiellement de jeunes volontaires des villages touchés par les travaux et qui sont aujourd’hui encadrés par Adeso. Ils seront dévoués comme d’habitude à suivre l’état de la route avec l’accompagnement des autorités locales.
«Nous comme animateurs, nous sommes aussi toujours dans le milieu et nous mobiliserons la population et les animateurs des comités de développement avec la population afin de protéger nos routes», ajoute-t-il.
Des ponts comme ceux de Kishenyi, Nyamisgeke, Maganga et des passagers sous-routes ont été construits par Adeso.
Richelieu BYAMANA