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SÉMINAIRE DES ÉLEVEURS DES VACHES, Luozi : L’ATA Célestin Lusiama dresse un état des lieux des problèmes des éleveurs de gros bétail
En grand connaisseur des problèmes de sa juridiction dans le secteur de l’élevage, l’administrateur du territoire adjoint de Luozi, Célestin Lusiama, a fait un état des lieux non exhaustif des problèmes des éleveurs de gros bétail des dix secteurs de Luozi. Ainsi a-t-il épinglé les défis des éleveurs, des bouviers, des cheptels, de la population, des kraals, ainsi que les pistes de solutions. C’était hier mercredi 5 décembre en ouverture de l’atelier qu’organise Crafod dans la salle synodale de la 23ème Communauté évangélique du Congo (CEC) à l’intention des éleveurs du territoire cher à Daniel Nkanza.
Dans son mot de circonstance, l’administrateur de territoire ad intérim a relevé les problèmes de chacune de ces parties prenantes. Pour les éleveurs, il a soulevé le manque de considération de leurs activités, la considérant comme une activité secondaire, plutôt que de la prendre comme une activité principale. D’où le mauvais encadrement du cheptel, l’abandon des kraals pendant beaucoup de temps.
Les bouviers, eux, n’entretiennent pas une bonne collaboration avec leurs patrons en raison de la rémunération de misère dont ils bénéficient de la part de ceux qui les emploient. D’où leur démotivation. Quant aux cheptels, il arrive que le nombre de bêtes à élever est élevé par rapport à l’espace leur réservé dans le kraal pour brouter pendant l’année.

La population, elle, pâtit de la destruction de ses cultures et de la pollution de l’eau par les bêtes car l’activité de l’élevage n’est pas prise en charge convenablement. En ce qui concerne les kraals, bien des propriétaires des vaches ne se conforment pas aux normes d’implantation de leurs kraals.
La somme de tous ces défis engendre plusieurs problèmes comme la dévastation de cultures, naissance des conflits, cas de vols des bêtes, présence des maladies…
Comme solutions, le numéro un ad intérim du territoire de Luozi préconise que les éleveurs considèrent l’élevage comme une activité principale pour éviter des conflits envers l’environnement. Qu’ils tiennent également compte du choix du terrain en respectant les normes zootechniques.
Dans son mot de bienvenue, le directeur du Centre régional d’appui et de formation pour le développement (Crafod), Willy Bongolo Diangana a remercié l’administrateur du territoire adjoint ad intérim pour sa présence, en compagnie de son collègue en charge de l’Ecofin, Mbala Emmanuel, qui souligne l’importance que l’autorité publique accorde au secteur de l’élevage. Il a également salué la participation des inspecteurs agricoles de Songololo et de Mbanza-Ngungu et de l’inspecteur de pêche et élevage de Seke-Banza invités pour partager leurs expériences avec leurs collègues de Luozi ainsi qu’avec les éleveurs de Luozi. La présence des chefs de 10 secteurs du territoire de Luozi a été aussi saluée par le numéro un de Crafod.
Ledit atelier réunit 47 participants dont 37 éleveurs et 10 chefs de secteur.
Le reste de la journée était consacré aux travaux de groupes au cours desquels les participants se sont donnés à relever les problèmes majeurs qu’ils rencontrent dans l’exercice de leurs activités.
De Kléber Kungu, notre envoyé spécial à Luozi