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Rond-point Tshibombi à Kananga : un jeune homme agressé par des hors-la-loi
Un jeune homme d’environ 25 ans a été sauvagement agressé par un groupe de délinquants se faisant appeler les «Hors-la-loi». L'agression s'est produite dans la soirée du mardi 21 janvier au rond-point Tshibombi, dans le quartier Kamayi, ville de Kananga au Kasaï-Central. Cet acte intervient dans un contexte où les préoccupations concernant la sécurité publique deviennent de plus en plus pressantes dans cette localité.
Selon les témoignages recueillis, la victime se trouvait sur le chemin du retour de son service militaire lorsqu’elle a été accostée par un groupe de sept individus. Le jeune homme, identifié sous le nom de Jean Kasonga, a expliqué: «Je venais de Kamayi Prison, là où on recrute les militaires. Une fois arrivé au rond-point Tshibombi, j’ai vu sept garçons venir vers moi. J’étais en train de causer au téléphone. L’un d’eux s’est adressé à moi en disant : "Petit, tu pars où ? Ne sachant pas que c’était un Hors-la-loi, j’ai répliqué. ‘Comment oses-tu m’appeler petit ?’ Il m’a giflé. J’ai réagi aussi avec une gifle. Du coup, les six autres sont venus vers moi. Ils m’ont tabassé sérieusement».
Les circonstances de l’agression sont particulièrement préoccupantes. Kasonga souligne qu’il était environ 20 heures lorsque l’incident a eu lieu et qu’il a immédiatement crié à l’aide.
Heureusement, quelques habitants, désignés comme «papas» par la victime, ont accouru à son secours, incitant les agresseurs à prendre la fuite. Cependant, le préjudice subi par Kasonga est considérable: les hors-la-loi l’ont physiquement agressé et lui ont également dérobé une somme importante de 210.000 FC, ainsi que deux téléphones Android.
Ces événements tristes relèvent d’une tendance inquiétante de violence qui touche de nombreux quartiers de la ville, rendant les citoyens de plus en plus vulnérables. Le degré d’impunité persistant au sein de groupes délinquants soulève des questions essentielles sur l’efficacité des mesures de sécurité instaurées par les autorités compétentes.
Les autorités locales, malgré la recrudescence de la violence, n’ont pas encore réussi à apporter une réponse face à l’impunité dont bénéficient ces groupes de délinquants. Les témoignages de Kasonga illustrent la nécessité d’un renforcement de la sécurité publique et d’un dialogue entre la population et les forces de l’ordre pour faire face à cette problématique.
Félix Mulumba