Dernière minute
Société
"Soyez patient les hommes qui savent supporte et attendre sont heureux." La leçon est là, rappelant à ceux qui s'impatientent pour si peu le dividende à tirer en étant patients. Le véhicule Mercedes Benz Sprinter nous aide encore à nous enseigner par cette citation.
…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Les autorités sanitaires ont fait le point lundi 28 septembre sur trois épidémies. L’Institut national de santé publique (INSP) a présidé une réunion de coordination. Ebola, le choléra et la…
Étranger
L'année 2026 marque le 50e anniversaire du décès du Premier ministre Zhou Enlai. En tant qu'éminent homme d'État et diplomate de la Chine nouvelle, le Premier ministre Zhou a accordé à l'Afrique…
Nation
La Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) accueille favorablement l’appel lancé par James Swan, représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu en RDC et chef de…
REVISION OU CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION : La Cenco pour une approche mesurée, privilégiant la stabilité
À l'issue de leur récente assemblée plénière tenue à Caritas à Kinshasa, les Évêques membres de l'assemblée plénière de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) ont fait une déclaration relative au débat actuel sur la révision/changement de la Constitution. À ce propos, en leur qualité d'acteurs influents de la société civile congolaise, ils recommandent une approche mesurée, privilégiant la stabilité et le consensus national avant toute initiative de modification de la loi des lois.
En outre, Mgr Donatien Nshole, secrétaire général de la Cenco, a déclaré que les Évêques appellent à la prudence dans un contexte sécuritaire fragile comme celui que traverse le pays. Il a martelé sur le fait que bien que les conditions de révision soient prévues par la loi suprême elle -même, l'opportunité de cette révision demeure sujette à débat dans le contexte actuel où le pays est régi par l'état d'urgence et en pleine guerre d'agression dans sa partie orientale. À ce sujet, la Constitution est claire. Aucune révision de la loi fondamentale ne doit être envisagée en pareilles circonstances.
"La position de la Cenco n'a pas changé", a-t-il précisé, avant de rappeler que les principes régissant la révision constitutionnelle sont inscrits dans la Constitution elle - même, qui définit clairement les modalités à suivre ainsi que les dispositions intangibles pouvant faire l'objet d'aucune modification.
Par ailleurs, au-delà de l'aspect strictement juridique, la Cenco insiste sur l'importance d'une lecture contextuelle et prudente de la situation particulière de la RDC.
Selon le secrétaire général de la Cenco, " les Évêques se prononcent sur l'opportunité et les circonstances". Dans un environnement marqué par des défis sécuritaires persistants, la Cenco estime qu'initier un débat sur la révision constitutionnelle pourrait s'avérer risqué et ouvrir la boîte de Pandore. "Dans le contexte sécuritaire actuel, ouvrir ce chapitre serait hasardeux (...) dans une situation qui n'est pas consensuelle", a-t-il martelé.
LES MEMES SITUATIONS PROVOQUENT LES MEMES REACTIONS
S'il n'y a pas de consensus autour de cette question, nous craignons fort que nous puissions connaître la même ambiance chaude telle que vécue lorsque le PPRD, parti au pouvoir à l'époque, avait voulu conditionner l'organisation des élections à la fin du recensement général de la population. Kinshasa avait vécu trois journées explosives qui ont occasionné plusieurs morts et dégâts matériels importants. Une situation inédite jamais connue auparavant, la capitale étant habituée aux journées ville morte qui ne duraient que quelques heures. Cette fois- là, faut-il le souligner, l'UDPS qui était dans l'Opposition, n'avait pas participé à cette fronde pour des raisons inavouées. Les noms des victimes telles que Rosy Mukendi et Thérèse Kapangala resteront jamais gravés dans la mémoire collective des Congolaises et Congolais, comme des martyrs de la démocratie pour avoir perdu leur vie lors de ces manifestations.
Si les Congolais sont montés au créneau pour rejeter cette initiative pprdienne qui ne visait que le report des élections, qu'en sera-t-il lorsqu'il s'agira de toucher à la Loi fondamentale mise en place au prix de mille sacrifices ?
Nous croyons que les acteurs politiques du pays tiendront compte de la sage recommandation des Évêques catholiques qui les exhortent à privilégier avant tout la stabilité de la nation. Le pays a si souffert de plusieurs soubresauts depuis son accession à la souveraineté nationale et internationale qu'il ne faut plus l'engager dans une voie aux lendemains incertains. Personne n'est sûr de l'issue à laquelle une telle aventure va aboutir.
En effet, on craint que les mêmes situations puissent provoquer les mêmes réactions. Muke MUKE