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L'IRDH appelle l'Assemblée nationale à interpeller Louis Watum Kabamba
L'Institut de recherche sur les droits humains (IRDH) a appelé l'Assemblée nationale à interpeller le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, sur la gestion du dossier lié à l'entreprise Congo Dongfang Mining (CDM), accusée de pollution dans les quartiers Kasapa, Kamatete et Kamisepe, dans la ville de Lubumbashi.
Selon le coordonnateur de l'IRDH, maître Hubert Tshiswaka Masoka, la compagnie minière a repris ses activités alors que les mesures restrictives qui lui ont été infligées par le Gouvernement n'ont pas été officiellement levées. L'interpellation du ministre sollicitée devant la Chambre basse du Parlement vise à obtenir des explications sur son inaction face aux catastrophes environnementales causées par la pollution de CDM.
LOUIS WATUM ACCUSE DE COMPLAISANCE
Hubert Tshiswaka accuse Louis Watum Kabamba de complaisance dans la gestion du dossier, dans un contexte où aucune des revendications des populations victimes n'a été satisfaite.
" On a aussi recommandé dans notre communauté que l'Assemblée nationale puisse interpeller le ministre des Mines parce que lagestion de cette catastrophe écologique me semble complaisante. Les communautés attendent réparation. On voit l'entreprise reprendre les activités sans aucune explication, pourtant, il y avait eu une pollution majeure. C'est le ministre lui-même qui avait pris la décision de sanctionner CDM, mais CDM ignore la décision du ministre. Le ministre ne fait rien", a-t-il déclaré.
Hier mercredi 4 novembre, l'Institut de recherche sur les droits humains a tenu une conférence de presse, une année après les dégâts environnementaux provoqués par le déversement des eaux usées du bassin de rétention de CDM dans ces quartiers.
À cette occasion, Hubert Tshiswaka a révélé que l'entreprise mise en cause n'a honoré aucune des revendications de la population, notamment le paiement de 6 millions de dollars d'indemnités exigés par les populations affectées, la construction d'un forage d'au moins cinq puits dans chaque quartier, ainsi que la signature d'un accord écrit entre CDM et les populations riveraines et la mise en place d'un mécanisme de prise en charge écotoxicologique.
TOUTES LES MESURES NON APPLIQUEES PAR CDM
" Toutes ces mesures ne sont pas appliquées, c'est pourquoi, à cette occasion de la commémoration de l'an 1, nous essayons de rappeler toutes ces obligations à CDM et au gouvernement ", a-t-il déclaré.
Hubert Tshiswaka déplore la reprise de l'exploitation minière par l'entreprise CDM, sans la levée officielle de la suspension qui lui a été infligée par le gouvernement, alors que " les conditions préalables " ne sont pas remplies.
En novembre 2025, la compagnie minière Congo Dongfang Mining (CDM) a déversé une quantité importante d'eaux de son bassin de rétention contenant des résidus chimiques issus de l'exploitation minière dans les quartiers Kasapa, Kamatete et Kamisepe, profitant de la pluie qui s'abattait ce jour-là. Ce déversement a provoqué des dégâts environnementaux. Selon les résultats des investigations des environnementalistes, des animaux aquatiques étaient morts dans la rivière Lubumbashi, tandis que l'eau des puits avait été affectée par l'acide.
Patient Mubiayi MBY