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Répression du sit-in de l'opposition : Bruxelles réclame une enquête impartiale
Les événements survenus à Kinshasa lors du sit-in organisé par l'opposition le vendredi 12 juin continuent de susciter des réactions tant sur le plan national qu'international. Parmi les voix qui se sont élevées figure celle de la Belgique, qui a condamné les violences enregistrées en marge de cette manifestation politique.
Dans une déclaration rendue publique, le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a dénoncé les débordements qui auraient marqué cette journée de mobilisation.
"Les débordements violents, l'usage excessif de la violence qui aurait entraîné jusqu'à la perte de vies humaines et le saccage de sièges de partis n'ont pas leur place en démocratie. La liberté de manifester pacifiquement son opposition est un principe essentiel, dans le respect des lois de la République", a-t-il déclaré.
Le chef de la diplomatie belge a également pris acte de l'annonce d'une enquête sur les incidents et a exprimé l'espoir que celle-ci permette d'établir les responsabilités de manière impartiale.
"Nous prenons note avec satisfaction de l'enquête annoncée et espérons que les autorités pourront faire toute la lumière sur le déroulement des événements ainsi que sur les responsabilités des auteurs des violences, d'où qu'elles proviennent", a-t-il ajouté.
UNE SORTIE QUI ALIMENTE LE DÉBAT
La sortie de la Belgique alimente déjà de nombreux débats au sein de l'opinion publique congolaise. Pour certains observateurs, cette réaction constitue une prise de position indirecte contre les initiatives visant à modifier ou réviser la Constitution.
D'autres, en revanche, estiment que Bruxelles s'est limitée à condamner les violences et les atteintes aux libertés démocratiques, sans pour autant s'immiscer dans le débat interne relatif à une éventuelle révision constitutionnelle.
Alors que les enquêtes annoncées sont attendues avec attention, les tensions politiques demeurent vives dans un contexte marqué par des divergences profondes entre la majorité au pouvoir et l'opposition sur plusieurs questions majeures de la vie nationale.
César IPOKA