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"Soyez patient les hommes qui savent supporte et attendre sont heureux." La leçon est là, rappelant à ceux qui s'impatientent pour si peu le dividende à tirer en étant patients. Le véhicule Mercedes Benz Sprinter nous aide encore à nous enseigner par cette citation.
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Refus de Kagame de quitter l'Est : Donald Trump défié
À ce jour rien n'indique que le Rwanda est prêt à faire partir ses forces de l'Est de la RDC, conformément à l'accord de paix signé entre ce pays et la République démocratique du Congo, sous l'égide du président américain Donald Trump.
Pince sans rire, le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, vient de déclarer urbi et orbi que " la levée de nos mesures défensives est conditionnée par la neutralisation des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR)".
C'est le même discours que tient le porte-parole des Forces de défense rwandaises, le général Patrick Karuretwa. En dépit des sanctions prises par la Maison Blanche à l'encontre de certains officiers rwandais, en raison de leur soutien à l'AFC -M23, Kigali continue à tenir tête à Donald Trump.
MARCO RUBIO, OPTIMISTE SUR LA SUITE DU PROCESSUS DE DOHA
Pour rappel, en juin dernier, le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, était optimiste quant à la suite du processus de Doha. "Le retrait des troupes rwandaises de la région (zones occupées) prendra effet à la mi-juillet 2026", avait-il clamé haut et fort. Malheureusement, le constat est qu'on est à la mi-juillet, donc à la fin de cet ultimatum, Paul Kagame ne manifeste aucun signe de retrait. Il veut montrer à la face du monde qu'il est et demeure un belliciste indécrottable.
Face à cette situation de statu quo, d'aucuns attendent voir comment va réagir l'homme le plus puissant de la planète.
Le dossier de l'occupation de certaines parties de la RDC, au Nord -Kivu et au Sud -Kivu, ne doit pas être l'affaire de Donald Trump seul. L'Onu est obligée de s'y impliquer de manière sincère.
L'organisation mondiale a, à maintes reprises, déployé ses experts sur le terrain pour examiner de fond en comble les tenants et les aboutissants de cette guerre qui n'a que trop duré, provoquant des millions de morts et des déplacés. Les rapports de ces experts ont à maintes reprises mis en exergue l'implication et le soutien en armes de Paul Kagame aux rebelles. Il n'y a plus de doute possible.
WASHINGTON JOUE DOUBLE JEU
Depuis l'occupation des villes de Goma et de Bukavu, ainsi que d'autres localités et agglomérations du Nord -Kivu et du Sud -Kivu, l'administration américaine n'a cessé d'exiger le retrait des militaires rwandais de l'Est de la RDC.
Sur le terrain, rien de concret n'a été observé. Le cessez-le-feu est constamment violé. Le renfort en matériels et en hommes à partir de Kigali est toujours de mise, au grand dam de Kinshasa. Pour cette fois -ci, l'instruction des Etats -Unis était assortie d'un ultimatum.
Que fera Donald Trump cette fois après le défi que vient de lui lancer le "Maître" du pays des Mille collines ? On l'accuse de jouer un sale jeu au profit de Paul Kagame. Placé entre le marteau et l'enclume, il est obligé de faire voir à la communauté de quel côté il se trouve pour prétendre au Prix Nobel de la paix, auquel il tient. Dans tous les cas, il importe aux Congolais de relever ce défi : chasser à tout prix l'envahisseur rwandais du territoire de son pays.
Muke MUKE