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Raïssa Malu donne le go officiel de l'examen d'Etat à Kinshasa
* Plus d'un million des finalistes attendus à travers le pays.
Tout est fin prêt. C'est ce lundi 28 juillet, dès 7h00 du matin, que sera officiellement lancée, sur l'ensemble du territoire national la 58ème session ordinaire de l'Examen d'État (EXETAT), l'épreuve scolaire la plus attendue de l'année en RD-Congo. Le coup d'envoi officiel sera donné au Collège Don Bosco, dans la commune de Masina, à l'Est de Kinshasa, sous la présidence de la ministre de l'Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu.
L'Exetat, rendez-vous annuel incontournable depuis 1967, demeure le passage obligé pour valider le parcours scolaire des élèves du cycle long et du cycle court.
Pour cette année, ils sont 1.079.341 candidats inscrits pour le cycle long, qui affronteront les épreuves dans 3.165 centres, répartis à travers la République démocratique du Congo, et dans treize centres à l'étranger, notamment en Angola, en Ouganda, au Rwanda, au Burundi et en Tanzanie.
42,9 % des candidates
Cette édition se distingue par une avancée significative en matière de participation féminine : les filles représentent 42,9 % des candidates. Soit une hausse de 14 % par rapport à 2024, avec 57.156 filles supplémentaires.
Le cycle court professionnel enregistre également une progression remarquable, avec 6.022 candidats inscrits pour cette session.
Parmi les provinces les plus représentées, le Haut-Katanga 1 arrive en tête avec 94.670 candidats, suivi par Kinshasa-Lukunga et Kinshasa-Tshangu. Du côté de la parité, l'Ituri 1 se distingue avec 51,7 % de filles, suivi de près par Kinshasa-Mont Amba et Kinshasa-Lukunga, toutes deux aux 51,5 % de candidates.
Au premier jour de l'EXETAT, les candidats planchent sur l'épreuve de culture générale. Suivront les cours d'option, les sciences et enfin les langues, répartis sur quatre jours consécutifs.
Plus qu'un simple rendez-vous national, la session 2025 inaugure une révolution technologique dans l'organisation de l'Exetat. Depuis sa prise de fonction en juin 2024, Raïssa Malu a impulsé une réforme profonde de l'organisation de l'Examen d'État, axée sur la transparence, l'équité et la modernisation.
E-diplome et correction avec l'IA
Parmi les innovations figurent la numérisation complète des inscriptions, la décentralisation du traitement des copies avec l'ouverture de centres de scannage à Mbuji-Mayi et Lubumbashi, l'introduction d'un système d'authentification numérique des diplômes via la plateforme E-Diplôme, et enfin, l'intégration de l'intelligence artificielle dans la correction, grâce au logiciel S-Note Manager.
Ces efforts ont déjà produit des résultats tangibles. Le traitement des résultats est désormais 30 à 40 % plus rapide, les données des élèves sont sécurisées, et les diplômes délivrés sont infalsifiables, consultables par QR code partout dans le monde.
Mais, cette modernisation technique n'est que le prélude à une réforme plus globale. Raïssa Malu a annoncé le lancement, dès l'année scolaire 2025-2026, d'une refonte des programmes scolaires, avec l'introduction généralisée de l'approche par les situations, basées sur le développement des compétences concrètes.
Christian-Timothée MAMPUYA