Dernière minute
Société
La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le Forum national de capitalisation des initiatives de paix des femmes en République démocratique du Congo (RDC) se tient à Kinshasa du 20 au 21 octobre 2026 sous le thème " Pour une…
Étranger
Mobilisation des producteurs, structuration des filières et respect des normes internationales : l’Agence nationale de promotion des exportations veut transformer le potentiel agricole de la RDC…
Nation
Trente ans après le massacre de l'hôpital de Lemera, au Sud-Kivu, Human Rights Watch (HRW) exhorte la communauté internationale à briser le cycle de l'impunité en République démocratique du Congo…
Plus qu’un simple anniversaire
Un demi-siècle valait bien une double messe. Et même une seconde dite par le légendaire Laurent Monsengwo. Suffisamment rare pour être souligné de la part de ce prélat XXL dont la kabilie n’est pas sa coupe de vin. 50 ans valaient bien aussi un meeting au QG du parti.
Mais, le tocsin de Notre Dame du Congo pour ce cérémoniel cultuel résonnait autrement dans les oreilles des observateurs politiques. Ce jubilé d’or de Joseph et Jaynet Kabila charriait un message politique. Bien davantage pour le jumeau que pour la jumelle.
A 50 ans, la retraite paraît prématurée. Délesté du gros de son troupeau, le berger Kabila n’entend pas abdiquer. Ayant manifestement fini de faire le deuil de la perte d’une bonne partie de son « cheptel« , le fermier Kabila entend repeupler sa faune à partir des espèces qui lui restent. En espérant sans doute aussi que d’autres regagneraient le pâturage de Kingakati au cas où l’herbe verte s’avérerait insuffisante ou viendrait à manquer dans la ferme de son voisin.
Certes, dans les prairies zaïro-congolaises, le nomadisme est le mode de vie le plus répandu. Les espèces étant constamment à la recherche des moyens de subsistance. Ce qui, du reste, explique, la ruée vers la « Fatshisphère« .
A l’aide des méthodes de fermiers… texans de l’Amérique profonde, Fatshi a su assécher la ferme de son « ex-frère » réduit à l’appellation de « prédécesseur« . Ce dernier a-t-il achevé d’accuser le coup ? A-t-il fini de faire le deuil de cette émigration massive ? Difficile de lire, hier comme aujourd’hui, sur le visage du propriétaire terrien de Kingakati et de Kashamata.
Ce qu’on peut constater aisément, c’est qu’ en animal… politique, il se saisit de ses 50 ans pour marquer son territoire. Celui d’un lion blessé. Dans l’espoir de l’agrandir de nouveau. Un challenge gigantesque, éléphantesque et donc titanesque.
Peut-être que du haut de ses plus de 20 ans d’expérience de leadership sur le pays et les hommes, JKK aurait plus d’un tour dans ses manches. Comme son illustre « collègue » retraité qui lui a offert une messe. Des convergences parallèles entre deux « honoraires » en…activité.
José NAWEJ