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L'OIM (Organisation internationale pour les migrations) a lancé un plan régional de préparation et de riposte à Ebola sur six mois, visant à mobiliser 55,8 millions de dollars afin de renforcer la…
OIM-RDC : un appel de 55,8 millions USD pour prévenir la propagation régionale d'Ebola
L'OIM (Organisation internationale pour les migrations) a lancé un plan régional de préparation et de riposte à Ebola sur six mois, visant à mobiliser 55,8 millions de dollars afin de renforcer la coordination des interventions dans 11 pays, suite à la dernière flambée d'Ebola dans l'est de la République démocratique du Congo, selon un communiqué parvenu mercredi à l'ACP.
« Sur les 55,8 millions de dollars sollicités au niveau régional, la mission de l'OIM en RDC aura besoin de 14.795.000 USD pour renforcer ses interventions dans la réponse en cours. L'OIM RDC remercie ses différents partenaires pour les financements reçus jusqu'à présent. À ce jour, 20 millions de dollars ont été obtenus au niveau global, laissant un déficit de financement d'environ 35 millions de dollars », a-t-on lu.
Cet appel, selon la source, soutiendra des mesures de préparation et de riposte destinées à stopper la propagation du virus, en mettant particulièrement l'accent sur les populations affectées par les déplacements et les niveaux élevés de mobilité transfrontalière, conformément à l'approche inclusive de l'OIM envers les personnes en situation de mobilité.
« L'épidémie est centrée dans des zones où les populations traversent quotidiennement les frontières pour le commerce, le travail, les visites familiales et l'accès aux services », a déclaré Ugochi Daniels, Directrice générale adjointe de l'OIM pour les opérations, citée dans le communiqué.
« Une réponse efficace exige d'atteindre les communautés touchées par les conflits, les déplacements et l'insécurité. Elle suppose également le maintien de la surveillance là où les mouvements transfrontaliers formels et informels se poursuivent. Elle requiert enfin d'instaurer la confiance dans des contextes où la peur et la désinformation ont conduit certaines communautés à remettre en question les interventions de santé publique », a-t-elle ajouté.
L'OIM a réalisé plus d'un million de contrôles sanitaires aux points d'entrée et le long des principaux corridors transfrontaliers dans les pays touchés ou à risque, tout en intensifiant ses efforts pour contribuer à maîtriser une épidémie qui s'est propagée dans l'est de la RDC et en Ouganda.
La flambée se développe dans l'est de la RDC, dans des zones déjà affectées par les conflits, les déplacements et l'insécurité. En conséquence, les populations concernées font face à des perturbations croissantes de la vie quotidienne, notamment un accès réduit aux marchés, aux moyens de subsistance et aux services essentiels, tandis que les systèmes de santé restent fortement sous pression et peinent à assurer une riposte rapide, a fait savoir la source.
Une réponse efficace nécessite donc d'atteindre les communautés touchées par l'insécurité et les déplacements, de maintenir la surveillance aux points d'entrée formels et informels, et de garantir l'accès à une information sanitaire claire, précise et fiable. Dans certaines zones, l'insécurité et les attaques contre le personnel de santé ont encore perturbé les opérations de riposte, notamment la détection des cas et le suivi des contacts.
Des milliers de voyageurs contrôlés
« Un seul cas non détecté peut tout changer », a déclaré Blate David, agent médical national de l'OIM au point d'entrée de Nimule, au Soudan du Sud, où les équipes contrôlent quotidiennement des milliers de voyageurs dans un contexte de forte mobilité.
Les mouvements transfrontaliers restent un défi central pour contenir l'épidémie. Assurer une mobilité sûre tout en renforçant les systèmes de dépistage et de surveillance est essentiel pour réduire le risque de propagation, en cohérence avec les approches de migration sûre et ordonnée promues par l'OIM.
Dans le même temps, les capacités d'isolement, de quarantaine et de prévention et contrôle des infections dans les zones touchées nécessitent un soutien supplémentaire, a conclu la source.
ACP