Dernière minute
Société
Luozi est sans bac depuis plusieurs jours. L'actuel bac moteur qui assure les traversées est en panne. L'un de ses deux moteurs est tombé en panne. En plus, ses barges sont trouées et l'eau pénètre pendant les traversées, ce qui expose passagers, véhicules, motos à un risque majeur…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
À l'occasion de la Journée internationale de la jeunesse, célébrée ce mercredi 12 août 2026, le Conseil provincial de la jeunesse (CPJ) du Kasaï-Central a appelé les jeunes de la province à…
Étranger
Par S.E.M. ZHAO Bin, Ambassadeur de la République populaire de Chine en République Démocratique du Congo.
L'année 2026 marque le 5ème anniversaire de l'Initiative pour le développement…
Nation
La Coalition Article 64 (C64) annonce une marche pacifique sur l’ensemble du territoire national le 15 septembre 2026 pour s’opposer au projet de changement de Constitution et à toute perspective…
« Maman Shako » sort de la scène … pour toujours
Coup de tonnerre dans le monde du théâtre populaire en RDC. Marie-Jacqueline Shako Diala a tiré sa révérence hier mardi 15 juin à HJ Hospitals à Limete.
Selon des sources concordantes, la vedette du petit écran s’est éteinte de suite de maux de dents. La nouvelle de sa disparition s’est vite répandue pendant la journée. Et son domicile, situé sur l’avenue du Stade, au quartier Matonge, a été pris d’assaut. Proches collaborateurs, collègues artistes et de nombreux curieux s’y sont amassés pour pleurer et honorer la mémoire de la comédienne.
Connu sous le sobriquet de « maman Shako », l’illustre disparue a vu le jour le 23 août 1958 à Lodja, dans le Sankuru. Elle passera sa tendre enfance à Kinshasa aux côté de ses parents qui y ont porté leurs pénates.
C’est en 1972, à 14 ans, que Marie-Jacqueline Shako se lance dans l’univers du théâtre. Contrainte d’allier les études et le théâtre, la jeune artiste se fraye du chemin et obtient son diplôme en secrétariat de direction au Centre féminin maman Antoinette Mobutu à Limete.
Malgré l’opposition farouche de son père, qui tenait à l’extirper du monde artistique, jugé trop vulgaire, Jacqueline Shako s’accroche et parvient à convaincre ses parents par son travail et sa détermination.
Passionnée par le théâtre, elle fait ses débuts dans le théâtre classique au groupe »Mwangazo » où elle a été conduite par » Inga« , son cousin artiste, Shako va ensuite intégrer le célèbre groupe « Nzoï, le plus célèbre et comique de la ville sur les ondes de la radio nationale.
La comédienne sort, par la suite, de l’ombre de radio pour s’afficher sur scène dans le groupe « Mangobo », le plus comique du moment.
On la voit désormais prester à la télé au grand plaisir du public. Quelques années plus tard, Juste après, la jeune actrice se retrouve au sein du collège fondateur du groupe » Sans souci« . Le célèbre guignol Kinois d’alors fera d’elle vice-présidente de sa troupe.
Tout au long de son cursus, Maman Shako a incarné le rôle de plusieurs personnages. Elle étale l’immensité de son talent à travers diverses pièces théâtrales.
L’artiste compte aussi plusieurs autres diplômes, distinctions et autres prix décernés par le Ministère de la Culture et des Arts et de différentes organisations.
Décédée à 62 ans, Jacqueline Shako a su marquer son empreinte dans le théâtre congolais par ses compétences et sa ténacité en gardant sa régularité sur scène pendant plus de 48 ans.
Rachidi MABANDU