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Lualaba : tentative d’émeute orchestrée par un groupe de jeunes déjouée à Kisankala
La localité de Kisankala, située dans le territoire de Mutshatsha, au Lualaba, est le théâtre d’un mouvement de désobéissance civile depuis la nuit du vendredi 1er au samedi 2 mai 2026. Un groupe de jeunes, sous la houlette du nommé Mamadou, s’est soulevé dans l’objectif d’attaquer les institutions locales, alerte la société civile.
Ce groupe, que la société civile qualifie d’insurrectionnel, est composé de plus de 100 jeunes hommes qui appartiendraient au parti politique Union nationale des fédéralistes du Congo (UNAFEC), recrutés par Mamadou. Leur premier rassemblement visait à planifier un assaut contre la résidence du chef coutumier, le bureau de la police et celui de l’Agence nationale de renseignements locale.
En cause : la protestation de la population et du chef du village contre la vente présumée de la route principale Kisanfu-Kisankala à des opérateurs chinois pour permettre l’extension de leur site minier, au détriment du trafic routier qui favorise les échanges commerciaux entre les deux villages. A l’origine de cette cession, ces insurgés «sont déterminés à semer la désolation à Kisankala et ses environs».
«Ces jeunes se sont rassemblés dans la parcelle de leur présumé chef de file, Mamadou, pour planifier une incursion contre la maison du chef du village, les bureaux de la police et de l’ANR. Les habitants, ayant remarqué un mouvement suspect, ont alerté les services de sécurité», a déclaré un cadre de la société civile locale sous couvert d’anonymat.
Au moins 26 jeunes ont été interpellés lors d’une opération de démantèlement menée par les services de sécurité. 13 d’entre eux seraient déjà transférés à Kolwezi, selon le commandant de la police. La société civile appelle à une implication urgente des autorités compétentes pour faire échec à ce mouvement qui tente de troubler l’ordre public à Kisankala.
Les localités de Kisankala et Kisanfu, zones minières du territoire de Mutshatsha, sont au cœur de plusieurs défis sécuritaires liés à l’exploitation et à l’expansion minières illégales. Alors que des exploitants étrangers envahissent déjà les concessions privées des habitants, notamment des champs, certains sujets chinois envisageraient de couper l’axe routier Kisanfu-Kisankala pour exploiter des ressources minières, un projet jugé «anarchique» par la population, qui y voit un sabotage de la servitude publique.
Patient Mubiayi MBY à Lubumbashi