Dernière minute
Société
Le gouvernement congolais entend éviter la disparition de la presse écrite et envisage de relancer les mesures d'accompagnement promises depuis les États généraux de la Communication et des Médias. Le ministre Patrick Muyaya l'a réaffirmé mardi 25 août à Kinshasa, lors d'une audience accordée à…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Au terme d'une petite enquête minute effectuée dans près de douze communes, il se révèle que la ville de Kinshasa compte plus de 5.000 églises de réveil. Si l'enquête s'étendait sur l'ensemble de…
Étranger
Festival du film africain de Cologne (AFFK) place la guérison au cœur de sa 23e édition, prévue du 17 au 27 septembre. À travers le documentaire, la mémoire et les récits de résistance, trois…
Nation
À quelques jours de la reprise des cours fixée au 1er septembre, les enseignants du territoire de Demba, dans le Kasaï-Central, font part de leur mécontentement face aux retards…
Libre opinion sur la grève légale et légitime annoncée
(Par Prof Franck Elias MUKANYA LUSANGA (UNISIC)
1. Une grève est décrétée dans l’ensemble des établissements de l’ESU à partir de ce lundi 09/12/2024.
2. Elle est réputée «sèche», «générale» et, probablement, illimitée jusqu’à preuve du contraire.
3. Sans la moindre réserve sur la légalité et la légitimité de cette grève, est-il autorisé de nous interroger sur ***l’absence d’une vision claire concernant le seuil minimal de satisfaction requis, pour suspendre ***sinon arrêter la grève après son déclenchement ?
4. En effet, la nouvelle année académique vient à peine de commencer, faisant suite à une précédente bâclée à plusieurs égards, notamment par des enseignements dispensés partiellement ou pas du tout.
5. La liste des revendications légitimes du corps enseignant est très longue. Ce qui n’enlève rien à leur justesse. Mais, rien n’indique à ce stade qu’elle pourra raisonnablement être satisfaite à 100 % avant une échéance plus ou moins longue.
6. À titre indicatif, les véhicules ne pourront pas être servis même à la moitié des enseignants avant mars 2025, horizon communiqué sur la mission de prospection auprès des potentiels concessionnaires.
7. Allons-nous, en toute responsabilité, rester en grève jusqu’à mars 2025 ? Avons-nous foi en la commission de suivi pour accompagner la mise en application des engagements, ou s’agit-il d’un machin de plus auquel il n’est accordé aucun crédit?
8. Ailleurs, les syndicats sont organisés pour soutenir financièrement au minimum les grévistes, privés le cas échéant du salaire ou d’un grand nombre d’avantages pendant la suspension du contrat associée à la grève.
9. Sommes-nous prêts à braver toutes les conséquences qui découleraient d’une grève jugée à tort ou à raison illégale, selon les intérêts de toutes les parties prenantes, notamment l’Etat, les étudiants, etc. ?
10. Jadis, l’UNIKIN était réputée constituer un pôle d’instabilité, avec des années académiques très élastiques, qui ont conduit bon nombre de ses anciens étudiants à migrer vers des établissements privés. Aujourd’hui, n’assistons-nous pas à la naissance d’un état des lieux inverse ? Les établissements plus stables de jadis sont devenus des champions de l’instabilité. Tous les procès d’intention, les noms d’oiseaux dont le Professeur LUBO de l’APUKIN (que je ne connais point de visage) a été truffé ne ferment pas définitivement le droit à poser haut des questions que bien d’autres pourraient se poser tout bas.
11. Oui donc à la grève, moyennant toutefois une plus grande visibilité dans les stratégies déployées.
12. ‘ Plus de réalisme aussi, en se rappelant cette définition du bon sens par respectivement René Descartes et Henri Bergson : «la chose du monde la mieux partagée», «la mobilité de l’intelligence qui s’adapte sur la mobilité des choses». Pas stratégie lucide ainsi sans flexibilité en fonction du comportement de «l’adversaire».
12. Que la lutte, qui seule libère certes, soit menée en tenant compte d’un maximum de variables !
13. ‘ Que le procès à charge soit mené également à décharge, en vue d’une conclusion juste pour tous !
13. Que les enseignants, intellectuels réputés pour leur indépendance d’esprit, ne s’exposent pas à une vilaine instrumentalisation qui ne pourra servir comme par le passé qu’une portion congrue d’entre eux !
Prof Franck Elias MUKANYA LUSANGA (UNISIC)
Ave Caesar, morituri te salutant