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Le personnel boude la nomination d'un architecte à la tête de l'ex-Mama Yemo
L'hôpital général de référence de Kinshasa (HGRK), ex Mama Yemo, a totalement fait peau neuve grâce à la construction des bâtiments de haut standing qui n'ont rien à envier avec les grandes formations hospitalières privées de Kinshasa et même d'autres villes du Maghreb. Bien qu'il ne soit pas encore entièrement opérationnel, son staff est néanmoins nommé et en place. Cependant, le profil du directeur général de cet hôpital qui fera la fierté de la capitale et du pays pose problème.
Le personnel médical et administratif boude. Il ne comprend pas pourquoi l'État a désigné un architecte comme directeur général, alors que le pays dispose d'un grand nombre de médecins qualifiés dont la notoriété a dépassé les frontières nationales.
L'autre problème qui préoccupe au plus haut point les médecins, les infirmiers et autres agents de l'ex Mama Yemo est le statut que le gouvernement veut donner à l'actuel centre hospitalier universitaire Renaissance. Est-ce un hôpital public ou semi public ou privé ? Va-t-il reprendre tout le personnel trouvé sur place, ou va-t-il procéder à une sélection pour retenir les plus méritants ?
. Est-ce vrai que cette formation hospitalière appartient désormais à un groupe d'Indiens qui a racheté l'ex Mama Yemo ? Est-ce vrai que les agents et fonctionnaires de l'État n'auront plus droit à une réduction sur les frais des soins médicaux ?
Face à toutes ces questions, le ministre de la Santé publique et Prévoyance sociale est invité à fixer l'opinion sur la situation exacte de ce bijou pour éviter les commérages distillés ici et là sur les réseaux sociaux.
L'HGRK vient de connaître une longue période de léthargie en raison de la grève des médecins qui réclamaient l'augmentation de leurs salaires, à la demande de leur syndicat national. Il ne faut pas que cet hôpital puisse connaître encore une période de turbulence à cause du flou qui l'entoure. C'est le moment d'éclairer l'opinion et de fixer les esprits des uns et des autres pour éviter toutes sortes de confusion.
Un autre point sombre est l'arrêt brusque des travaux. Aucune communication n'est faite pour informer la population des motifs de cette situation alors qu'elle attend le lancement définitif des activités de cette formation hospitalière.
Par ailleurs, l'opinion est sidérée de constater que tout autour de cet hôpital dont nous venons de vanter la modernité, l'insalubrité règne en maître absolu. Les routes qui l'entourent sont dans un état de délabrement avancé. Cette situation ternit la beauté architecturale de l'hôpital.
En outre, le constructeur n'a pas prévu les salles d'opération dans les nouvelles bâtisses. En attendant la correction de cette grosse lacune, les interventions chirurgicales s'opèrent dans le vieux pavillon 4 où les conditions hygiéniques laissent à désirer. C'est pour dire que l'ex Mama Yemo connaît deux mondes différents. L'heure est arrivée de mettre fin à ce bicéphalisme pour remettre l'ordre une fois pour toutes dans ce plus grand hôpital du pays.
Muke MUKE