Dernière minute
Société
Le temps est la clef de tout. Cette expression à valeur de dicton indéniable, la rue nous la sert via le secteur des transports en commun. Il est vrai que le temps est notre ressource la plus précieuse et insaisissable. Comme le soulignait la philosophe Simone Weil, "la contemplation du temps…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) a effectué une visite de terrain au Centre de Recherche en Phytothérapie, Pharmacopée Africaine et Technologie Pharmaceutique (CREPPAT Laboratories Sarl…
Étranger
SEOUL, 02 juin (Yonhap) -- La Corée du Sud et les pays africains sont convenus lundi de renforcer la coopération économique et stratégique, notamment dans les chaînes d'approvisionnement et les…
Nation
"Il n'a jamais été question d'interdire qu'on cite le nom de Joseph Kabila", affirme Bosembe
Un "ouf" de soulagement pour le parti de l'ex-président Joseph Kabila. Le président du Conseil…
Le Lt général Kasongo Kabwik face aux Douze travaux d'Hercule
La ville de Kinshasa fait face depuis plusieurs années à divers maux. Difficile de les citer tous tant la liste est longue. Pour affronter ce qui ressemble à une véritable pandémie, le gouvernement est sorti de l'ordinaire en mettant en place une Task Force chargée de lutter contre l'insalubrité et le désordre sur nos routes.
Cette structure inédite est placée sous la direction du Lieutenant-Général Kasongo Kabwik, commandant du Service national (SN). Celui-ci va véritablement faire face aux Douze travaux d'Hercule comme nous raconte la mythologie grecque.
La métropole congolaise est minée par divers défis auxquels les différents dirigeants de la ville n'ont pas été à mesure d'apporter un début de solution. Il s'agit particulièrement des montagnes de déchets et des ordures ménagères dressées à travers les routes, l'occupation anarchique des espaces publics, les pollutions sonores, la dégradation de l'environnement due entre autres aux constructions anarchiques, l'incivisme des chauffeurs des taxis, taxis -bus et des motards, la délinquance juvénile, le banditisme urbain en tête le phénomène kuluna, accentué ces derniers temps avec les braquages, les enlèvements, etc.. Cette liste des maux est loin d'être exhaustive.
Cependant, toutes les initiatives mises en place n'ont pas permis à la capitale de sortir du gouffre. On dirait que plus des stratégies ont été montées, plus la situation ne faisait qu'empirer. On sentait que Kinshasa souffrait véritablement d'un manque de leader visionnaire et novateur. C'est avec raison que beaucoup de Kinois ont applaudi de deux mains cette nouvelle approche qui, espèrent-ils, va redonner à la capitale sa vigueur d'antan.
IL FAUT DES MANIERES FORTES
Après une analyse sérieuse et objective de la situation du désordre dans la capitale, il appert que le manque de rigueur vis -à-vis des hors-la-loi est à la base du laisser-aller vécu quotidiennement. Des preuves sont légion. Nous nous limitons à quelques exemples pour affirmer nos allégations. L'occupation anarchique des espaces publics a fait l'objet de plusieurs mesures.
Cependant, le même jour dans l'après -midi les occupants illégaux qui ont été déguerpis le matin, se remettent en place sous la barbe de ceux qui les ont chassés quelques heures auparavant. Quelle complaisance !
Concernant les pollutions sonores provoquées par les débits de boisson et les églises dites de réveil disséminées vaille que vaille à travers la ville, les différentes mesures et mises en garde des autorités n'ont abouti à rien, faute de manque de suivi et de sanctions à l'endroit des récalcitrants.
Sur nos routes c'est une véritable jungle où les chauffeurs et les motards se comportent à leur guise. Combien de fois a-t-on interdit aux motards de circuler dans la commune de la Gombe ? Combien de fois a-t-on interdit aux conducteurs des taxis, taxis -bus de pratiquer le système de demi- terrain ? Quel est ce conducteur qui respecte les tarifs officiels fixés par l'autorité urbaine ? Les chauffeurs de remorques et de poids lourds, tiennent-ils compte des heures de circulation leur imposées par l'Hôtel de Ville ? Nous nous arrêtons ici. Face à cette indiscipline notoire de certains Congolais, seule la manière forte peut permettre de mettre fin à la bouillabaisse et remettre de l'ordre dans le pays.
C'est sans doute ce qui justifie le choix porté par le président de la République sur un militaire, qui a fait ses preuves de meneur d'hommes marginaux, en l'occurrence les kuluna.
En parvenant à récupérer ces ex-bandits grâce à la stratégie dont lui seul connait le secret, cet officier supérieur saura sûrement redonner à Kinshasa son blason terni depuis des lustres. Malgré les nombreux échecs qui ont suscité le scepticisme dans l'esprit des Kinois, ils pensent que l'exception faisant la règle en toutes choses, cette fois -ci la capitale va décidément entrer dans une nouvelle ère.
Muke MUKE