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Le Consortium «Congo n’est pas à vendre» lance le prix Kanyaka pour lutter contre la corruption
Lors d’une conférence de presse à Kinshasa, tenue vendredi 18 octobre dernier, le Consortium «Congo n’est pas à vendre» (CNPAV) a annoncé le lancement de la première édition du Prix Kanyaka. Prévu pour le 9 décembre, ce prix vise à récompenser ceux qui se distinguent par leur intégrité et leur engagement dans la lutte contre la corruption en République démocratique du Congo.
Jean Claude Mputu, porte-parole du CNPAV, a expliqué que le Prix Kanyaka a pour objectif de mettre en avant des modèles d’intégrité et d’encourager d’autres à suivre cet exemple. Ce prix s’adresse aussi bien aux individus qu’aux organisations qui ont démontré un courage exceptionnel face à la corruption.
«Depuis que nous sommes engagés dans la lutte contre la corruption, nous avons voulu penser à une initiative qui puisse récompenser les différents hommes et différentes femmes ainsi que les institutions qui montrent l’exemple en matière d’intégrité et dans le combat contre la corruption. Nous avons pensé qu’un tel prix sera un signe d’encouragement et un modèle pour le combat contre la corruption dans notre pays. Il y a tellement des dossiers de corruption qui s’enchaînent du jour au jour et qui disparaissent le lendemain, remplacés par une autre affaire sans qu’on connaisse la suite. Alors, nous nous sommes dits qu’il serait aussi mieux de mettre en avant les cas de corruption qui ont un impact tellement négatif sur la société pour que cela reste dans la mémoire collective et puisse contribuer à pousser les gouvernants à agir», a expliqué Jean-Claude Mputu, porte-parole du CNPAV.
Deux Catégories de Prix
Le Prix Kanyaka comprendra deux catégories: l’une récompensant positivement ceux qui luttent activement contre la corruption, et l’autre mettant en lumière les cas de corruption les plus graves. Mputu a insisté sur l’importance de traiter les allégations de corruption avec sérieux, en respectant les droits des individus.
«Voilà pourquoi il y a deux catégories de prix. Les allégations de corruption doivent être traitées avec le plus grand sérieux et doivent être basées sur des preuves solides. Il est également crucial de respecter les droits des individus, y compris le droit à la présomption d’innocence et le droit à un procès équitable», précise-t-il.
Lors de cette conférence, le CNPAV a également présenté une bande dessinée intitulée «Complot contre le Congo». Cette œuvre révèle le système de corruption qui freine le développement du pays. Elle illustre également comment des affaires comme celle de la mine de Kalukundi ont un impact dévastateur.
La bande dessinée accuse notamment Dan Gertler, un homme d’affaires israélien, d’avoir profité de la privatisation des mines de la Gécamines pour s’enrichir, au détriment de la population congolaise.
Le CNPAV espère non seulement sensibiliser le public aux effets dévastateurs de la corruption, mais aussi inciter les gouvernants à prendre des mesures concrètes. Le Prix Kanyaka et la bande dessinée «Complot contre le Congo» sont des outils puissants pour maintenir la lutte contre la corruption au premier plan des préoccupations nationales.
CTM MAMPUYA