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La RDC place le curseur sur l'emploi et l'entrepreneuriat des jeunes
La RDC est résolument engagée à trouver la solution au chômage de sa jeunesse. Elle veut rompre avec l'image d'un pays coffre-fort du monde au chômage abyssal de sa population, jeune à 65 pourcents.
En faisant la restitution de la Table ronde nationale sur l'emploi et l'entrepreneuriat des jeunes, mercredi 26 novembre, au cours d'un Briefing spécial presse, le ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, et celui de l'Entrepreneuriat et Développement des Petites et Moyennes Entreprises, Justin Kalumba, ont présenté une politique qui se veut structurante. Celle-ci combine capacitation (formation à l'entrepreneuriat dès le primaire), crédit (financement assuré), contrat de marché (accès garanti aux marchés publics).
Il s'agit en fait de transformer le potentiel démographique du pays en moteur économique. Et il faudrait pour cela compter sur le Président Tshisekedi qui s'emploie à faire de l'emploi des jeunes un axe prioritaire de son deuxième mandat à la tête du pays. Une vision que le Gouvernement entend traduire en actes tenant compte des spécificités de chacune des 26 provinces.
Face aux hommes des médias, le ministre Justin Kalumba a rappelé qu'il avait amorcé, lors de son premier mandat, un vaste chantier consacré au développement de l'entrepreneuriat en RDC. Un programme structurant avait alors vu le jour : Pronadec. Celui-ci reposait sur trois " C ".
D'abord la Capacitation. Kalumba explique que "pour entreprendre, il faut disposer de certaines capacités acquises par la formation. " Il faut une main d'œuvre qualifiée. Le ministre a ainsi proposé d'introduire l'enseignement de l'entrepreneuriat dès l'école de base. Dans ce cadre, l'OPEC a été transformé en ANADEC, l'Agence nationale de développement de l'entrepreneuriat au Congo.
Ensuite le Crédit. Face aux difficultés rencontrées par de nombreuses femmes et autres porteurs de projets pour accéder au financement, le Gouvernement a créé le Fogec, Fonds de garantie de l'entrepreneuriat au Congo.
Enfin le Contrat de marché. Il faut attribuer des marchés aux jeunes, sans discrimination. Grâce à la collaboration avec l'ARSP (Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé), les jeunes entrepreneurs accèdent désormais, via leurs PME, plus facilement aux marchés publics.
Évoquant la Table ronde nationale sur l'emploi et l'entrepreneuriat des jeunes, Justin Kalumba a souligné qu'elle avait été convoquée à l'initiative du Président de la République, Félix Tshisekedi.
Le ministre a indiqué que quelque 475 jeunes y ont participé, 305 recommandations ont été formulées et 12 fléaux majeurs ont été identifiés : un diagnostic va désormais guider l'action publique.
Ces assises ont permis de dégager trois axes prioritaires, présentés comme " deux pieds et un trépied" par le ministre : l'emploi, l'entreprise et la formation professionnelle. Selon lui, " si une cohérence parfaite est établie entre ces composantes, les résultats seront mécaniquement garantis".
Pour répondre aux besoins du pays en main-d'œuvre qualifiée et soutenir son développement, le ministre Justin Kalumba Mwana Ngongo a insisté sur la nécessité pour l'État d'ériger une grande école de formation professionnelle dans chaque province, en fonction des filières les plus porteuses. Une telle politique rapprocherait l'entrepreneuriat des compétences techniques essentielles et contribuerait durablement à créer de l'emploi. Le gouvernement entend installer une politique cohérente et durable. " Si une cohérence parfaite est établie entre ces composantes, les résultats seront mécaniquement garantis ", a affirmé Justin Kalumba.
FDA