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Komanda: MSF prend en charge alerte sur une urgence médicale... après le meurtre de près de 50 civils
Une attaque a endeuillé Komanda, en Ituri, dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 juillet dernier. En pleine veillée de prière dans une paroisse catholique, au moins 49 civils ont été massacrés. Cet acte, attribué aux ADF, s'inscrit dans une série noire de violences meurtrières qui frappent l'Est de la RDC depuis plusieurs semaines.
Médecins Sans Frontières (MSF), en première ligne dans la réponse d'urgence, tire la sonnette d'alarme face à l'afflux massif de blessés graves, tandis que les humanitaires suspendent leurs mouvements sur les routes à haut risque. Une crise sanitaire et sécuritaire s'installe dans une région déjà profondément fragilisée.
Face à l'urgence, Médecins Sans Frontières (MSF) a rapidement pris en charge 17 blessés graves. Six d'entre eux ont été évacués en urgence à la clinique Salama de Bunia. Mais, l'arrivée de ces nouvelles victimes exerce une pression énorme sur les capacités de prise en charge.
En réponse, la capacité d'accueil de la clinique a été élargie de 30 à 50 lits. Rien qu'en une semaine, 23 nouvelles admissions ont été enregistrées, dont la grande majorité liée aux violences armées dans les zones de Nizi et Komanda.
Les équipes médicales n'ont pas chômé : 55 interventions chirurgicales ont été réalisées en quelques jours, portant à plus de 60 le nombre de blessés graves traités depuis le début du mois.
Cette crise sanitaire s'ajoute à une urgence humanitaire déjà aiguë. Environ 30.000 personnes ont fui Komanda et ses environs, aggravant la situation dans une ville qui accueillait déjà près de 38.000 déplacés internes.
Sur le terrain, la situation devient de plus en plus complexe. Les ONG ont été contraintes de suspendre temporairement leurs mouvements sur plusieurs axes stratégiques, en raison de l'insécurité persistante.
Pascal NDUYIRI