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Kinshasa accuse l’AFC/M23 de déportations forcées des populations Banyamulenge au Sud Kivu
Le gouverneur de la province du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi Sadiki, a co-animé avec le ministre de la Communication et porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, hier jeudi 2 avril, un Briefing spécial presse consacré à la situation sécuritaire et humanitaire dans la province du Sud Kivu.
Selon le chef de l’Exécutif provincial du Sud Kivu, la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC reste préoccupante. Jean-Jacques Purusi a affirmé que le Rwanda et ses alliés continuent d’intensifier leurs actions sur le terrain, notamment dans les hauts plateaux du Sud-Kivu. Et ce, en dépit de l’appel répété des Etats-Unis d’Amérique aux parties en conflit sur le respect des engagements pris dans le cadre de l’Accord de paix de Washington.
D’après des sources officielles, les FARDC, appuyées par les volontaires pour la défense de la patrie et des éléments burundais, ont enregistré des avancées significatives ces dernières semaines sur le terrain. Elles ont pris le dessus sur l’ennemi dans des combats signalés dans plusieurs localités, notamment Minembwe, Bijombo et Mikenge.
Déportations forcées des populations
Les autorités congolaises font état du changement de tactique du côté des groupes armés soutenus par Kigali lesquels procèdent désormais à des déportations forcées de populations civiles, particulièrement au sein de la communauté Banyamulenge.
Selon le récit fait par le gouverneur Jean-Jacques Purusi, des habitants ont été forcés de quitter leurs localités pour rejoindre des zones sous contrôle des rebelles. On explique que cette stratégie des rebelles est destinée à créer un déplacement massif de populations et à renforcer l’emprise sur certains territoires stratégiques.
Ce n’est pas tout. Le gouverneur Jean-Jacques Parusi Sadiki fait état des exactions graves dont des actes de violence, des enlèvements, des viols, des exécutions sommaires, ainsi que l’abattage systématique de moyens de subsistance, notamment le bétail. L’objectif de ces agissements est d’intimider les populations civiles et de les contraindre à fuir leurs localités.
Fosses communes
Les autorités affirment que plusieurs communautés locales ont résisté à ces pressions, revendiquant leur appartenance à la nation congolaise et leur volonté de rester sur leurs terres.
Selon le chef de l’exécutif provincial du Sud Kivu, plusieurs groupes armés actifs dans la région, à l’instar de Front national de libération (FNL), RED-Tabara et les Twirwaneho, agissent en coordination avec le Rwanda. Ces groupes sont impliqués dans les violences visant les civils.
Dans la ville d’Uvira, Jean Jacques Purusi a parlé de la découverte de fosses communes après le retrait des groupes armés. Selon des premières investigations, plusieurs dizaines de fosses communes ont été identifiées dont certaines contiennent des centaines de corps.
trop de charniers dans le Kivu
L’Ong américaine Human Rights Watch aurait également documenté un nombre important de charniers dans la région, renforçant les inquiétudes quant à l’ampleur des violences commises.
Face à cette situation, le gouvernement congolais appelle la communauté internationale à accorder une attention accrue aux crimes commis dans l’Est du pays. L’Exécutif Rd congolais insiste sur la nécessité de diligenter d’enquêtes indépendantes et d’engager des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces violations graves des droits humains.
Des recherches sont en cours, notamment avec l’appui d’experts nationaux et internationaux, afin d’établir les responsabilités et de documenter les faits.
FDA