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"Eza te, soki naza tonga muke nde yo soso okoki ko mela nga", se traduit ainsi en français : " Ce n'est pas parce que je suis une petite aiguille que toi, la poule, tu peux m'avaler. "
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Kasaï-Central : L'école Nkashama au cœur d'une controverse sur le PDL-145T
La Mission protestante de Dikongayi, dans le territoire de Kazumba au Kasaï-Central, a été le théâtre d'un incident le vendredi 19 septembre. Le plafond d'une salle de classe de l'école primaire Nkashama s'est effondré en pleine séance de cours, faisant huit blessés, dont un enseignant. Si aucun décès n'a été déploré, cet événement relance le débat sur la qualité des constructions réalisées dans le cadre du Programme de Développement Local des 145 territoires (PDL-145T).
L'effondrement s'est produit vers 11h. Selon des témoins, des bruits de craquements ont alerté les élèves. Tandis que leur enseignant s'en allait chercher l'autorisation du directeur de l'école pour évacuer la salle, certains élèves, plus vifs, ont pris l'initiative de sortir. C'est au retour de l'enseignant, au moment où il donnait l'ordre aux autres élèves de quitter la pièce, que le plafond s'est brutalement affaissé.
L'incident a fait huit blessés, dont des élèves et l'enseignant, qui ont été pris en charge. Le fait qu'il n'y ait pas eu de morts est considéré comme un miracle et évoque le courage et la réactivité de l'enseignant, qui a su réagir à temps.
LA SOCIÉTÉ CIVILE DÉNONCE UNE "MAUVAISE EXÉCUTION" DES TRAVAUX
La société civile locale a rapidement réagi, pointant du doigt la mauvaise qualité des travaux de construction de l'école, réalisés dans le cadre du PDL-145T. Ce programme, qui vise à construire des infrastructures de base dans les 145 territoires du pays, est un projet phare du gouvernement. Cependant, l'effondrement de cette salle de classe soulève des questions quant au respect des normes de construction et à la surveillance des chantiers.
Les acteurs de la société civile exigent désormais l'ouverture d'une enquête approfondie pour déterminer les responsabilités et s'assurer que de tels incidents ne se reproduisent pas. Ils appellent les autorités à mettre en place des mécanismes de contrôle plus stricts et à sanctionner les responsables, afin de garantir la sécurité des élèves et du personnel enseignant.
Cet incident, bien que circonscrit, met en évidence les défis liés à la mise en œuvre de programmes d'envergure nationale et souligne la nécessité de privilégier la qualité sur la quantité pour le bien-être de la population.
Félix Mulumba Kalemba