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Kasaï-Central : la société civile DCDD appelle à laisser le peuple se prononcer sur la révision constitutionnelle
Le coordonnateur provincial de la plateforme de la société civile Debout Congolais pour le développement durable (DCDD) au Kasaï-Central, Daniel Ntumba Tshimanga, a réagi à la déclaration récente de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) et de l’Église du Christ au Congo (ECC) concernant leur opposition à un éventuel changement de la Constitution du pays.
Hier mercredi 24 juin, Daniel Ntumba Tshimanga a reconnu aux évêques catholiques le droit de se prononcer sur les questions relatives à la vie nationale. Selon lui, leur déclaration constitue une appréciation de la situation du pays, au même titre que peuvent le faire d’autres composantes de la société congolaise.
« Les évêques ont le droit de parler et de donner leur point de vue sur la situation du pays. Ils ont relevé certaines faiblesses et exprimé leurs inquiétudes. Cependant, leur position n’engage pas nécessairement l’ensemble du peuple congolais ni tous les fidèles catholiques », a-t-il déclaré.
ABSENCE D'UN MESSAGE PLUS FERME AUX GROUPES ARMÉS
Le coordonnateur de la DCDD estime néanmoins que cette déclaration n’a pas suffisamment pris en compte la situation sécuritaire qui prévaut dans l’Est du pays. Il regrette notamment l’absence, selon lui, d’un message plus ferme à l’endroit des groupes armés et des acteurs impliqués dans les violences qui secouent cette partie de la République.
« Nous aurions souhaité voir les évêques condamner clairement les auteurs de la balkanisation du pays et interpeller davantage la communauté internationale afin qu’elle contribue à préserver l’unité nationale », a-t-il soutenu.
Concernant le débat sur une éventuelle révision constitutionnelle, Daniel Ntumba Tshimanga estime que la question devrait être soumise à l’appréciation du peuple à travers les mécanismes démocratiques prévus par la loi.
« S’il doit y avoir un référendum, il faut laisser le peuple s’exprimer librement. C’est à la population de dire oui ou non. Les avis des uns et des autres sont importants, mais la décision finale doit revenir au souverain primaire », a-t-il affirmé.
Le responsable de la DCDD a également appelé les acteurs politiques, religieux et sociaux à privilégier un débat serein et inclusif sur les questions institutionnelles, dans le respect des opinions divergentes et des principes démocratiques.
Félix MULUMBA KALEMBA