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Kasaï-Central : la lenteur des travaux de la RN1 menace d'isoler une partie du territoire
* La société civile du territoire de Kazumba dénonce le péril d'une érosion imminente
La société civile Forces vives du secteur de Bulungu, dans le territoire de Kazumba (Kasaï-Central), exprime sa vive indignation face à la lenteur observée dans l'exécution des travaux de construction et de réhabilitation de la Route nationale numéro 1 (RN1). L'état actuel de cet axe stratégique, censé relier le Kasaï à la province voisine du Kasaï Central, menace d'isoler davantage une partie du territoire et fait courir un danger imminent aux infrastructures existantes.
Dans une interview exclusive accordée hier lundi, 29 septembre, Clément Nkongolo Kalala, coordonnateur de la société civile Forces vives de Bulungu, a dressé un constat alarmant de la situation. L'axe Dintshiantshia-Mutombo Kalumba de la RN1 est particulièrement concerné par cette inertie.
M. Nkongolo a relevé les difficultés extrêmes rencontrées par les usagers, notamment les engins automobiles lourds comme les camions, dont la circulation est devenue quasi impraticable. Ces entraves pénalisent lourdement les échanges commerciaux et le transport de marchandises entre les deux provinces du Kasaï.
Plus grave encore, le coordonnateur alerte sur une menace environnementale pressante : " une tête d'érosion menace d'engloutir cette route à la hauteur du village Dintshiantshia, dans le groupement de Bakua Ndaye ". Cette érosion représente un péril non seulement pour la route elle-même, mais aussi pour la logistique des travaux en cours, car c'est par cet axe que transitent les différents matériels des entreprises chargées de l'exécution du chantier. Si la route venait à être coupée, les efforts de construction dans la zone seraient totalement annulés.
Pour la société civile, la lenteur des travaux sur l'axe Dintshiantshia-Mutombo Kalumba n'est pas seulement un désagrément logistique, mais un véritable facteur d'isolement pour le secteur de Bulungu. Cet acteur de la société civile estime que le retard dans la finalisation de cette section de la RN1 maintient cette partie du territoire dans un état de sous-développement, la coupant de l'essor économique du Kasaï Central.
La reconstruction de la RN1 est perçue comme un vecteur essentiel de désenclavement et de progrès. Sa stagnation compromet les promesses de développement et de facilitation des activités socio-économiques pour les communautés locales.
En conséquence, Clément Nkongolo Kalala lance un appel pressant aux autorités provinciales du Kasaï Central. Il leur demande d'intervenir immédiatement pour activer les entreprises commises à cette tâche et de s'assurer qu'elles mobilisent les ressources nécessaires pour s'intéresser prioritairement à l'axe menacé. L'objectif est de garantir la continuité de l'itinéraire, d'éviter une catastrophe d'érosion et de permettre enfin à cette région d'être pleinement reliée au réseau routier national.
Félix MULUMBA Kalemba