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Jean-Jacques Ndala, l'arbitre congolais au cœur de la tempête Sénégal-Maroc
* Deux décisions et une crise en pleine finale du duel Sénégal-Maroc
Il devait être un acteur de l'ombre, garant de l'équité sportive lors du rendez-vous le plus attendu du football africain. Il est finalement devenu, malgré lui, l'un des personnages centraux de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations, disputée le dimanche 18 janvier 2026 à Rabat entre le Sénégal et le Maroc. L'arbitre congolais Jean-Jacques Ndala Ngambo s'est retrouvé au cœur d'une polémique qui a marqué durablement cette affiche de prestige.
Alors que l'arbitrage était régulièrement remis en cause depuis le début de la compétition, la CAF avait opté pour l'expérience en confiant la finale à Jean-Jacques Ndala Ngambo. International FIFA depuis plus d'une décennie, l'arbitre congolais jouissait d'une réputation solide au sein du football africain. Et jusqu'à un certain point, la gestion du match semblait maîtrisée. Peu de fautes sifflées, une autorité calme, et un seul carton jaune distribué, logiquement, au Sénégalais Lamine Camara. Le basculement est survenu en seconde période. L'arbitre congolais a refusé d'abord un but sénégalais pour une faute jugée légère, avant d'accorder, dans la foulée, un penalty très contesté au Maroc, à la suite d'un contact impliquant Brahim Diaz.
La décision, prise après une consultation houleuse de la VAR, a mis le feu aux poudres. Escorté par les forces de l'ordre, Jean-Jacques Ndala a rejoint l'écran sous les protestations des deux bancs. Les Lions de la Teranga, estimant avoir été lésés, ont quitté la pelouse pour regagner les vestiaires, plongeant la finale dans une situation de crise rarement observée à ce niveau.
LE PENALTY DE BRAHIM DIAZ
Si ce penalty n'a finalement pas scellé le sort du match, Brahim Diaz manquant sa tentative, avant que Pape Gueye n'offre la victoire au Sénégal, l'épisode laissera des traces. Les images de confusion et de tension ont suscité de nombreuses réactions, y compris du côté marocain. Le sélectionneur Walid Regragui n'a pas hésité à évoquer "une image décevante " du football africain, appelant l'organisation à tirer les leçons de cet épisode.
Pourtant, le parcours de Jean-Jacques Ndala Ngambo plaide en faveur de son expérience. Avant cette finale, il avait déjà dirigé le match d'ouverture entre le Maroc et les Comores (2-0), ainsi qu'une rencontre de phase de groupes entre la Tanzanie et la Tunisie (1-1). La finale de Rabat constituait son septième match impliquant le Maroc et son quatrième avec le Sénégal.
HABITUE DE GRANDES AFFICHES
Habitué de grandes affiches de la Ligue des champions africaine et des rencontres décisives des éliminatoires de la Coupe du monde, l'arbitre congolais participait à sa quatrième phase finale de CAN consécutive. S'il n'avait jamais officié au-delà des quarts de finale auparavant, cette désignation en finale témoignait de la confiance placée en lui par les instances africaines.
Malgré la polémique, Jean-Jacques Ndala Ngambo demeure d'ailleurs pressenti pour figurer parmi les arbitres africains sélectionnés pour la Coupe du monde 2026, où le continent devrait compter neuf représentants. Reste à savoir si l'imbroglio de Rabat pèsera sur la suite de sa carrière internationale.
Ézéchiel Monteirious MONTEIRO