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Félix Tshisekedi reçoit le Président de la Commission de la CEEAC à Kinshasa
La question de la transhumance et de ses dérives criminelles s'est invitée le mardi à la Cité de l'Union africaine à Kinshasa. Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a reçu en audience Gilberto da Piedade Verissimo, Président de la Commission de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC), accompagné du ministre congolais de l'Intégration régionale, Didier Mazenga.
Au cœur de cet entretien, l'organisation prochaine en RDC d'une réunion de haut niveau consacrée à la transhumance en Afrique centrale, devenue, ces dernières années, un enjeu sécuritaire majeur.
" Cette séance de travail découle de la volonté des Chefs d'État et de gouvernement de la CEEAC d'organiser en RDC un sommet pour apporter une solution appropriée à ce phénomène ", a précisé M. Da Piedade Verissimo. Celui-ci a mis en garde contre l'évolution préoccupante de la transhumance dans la région, parfois détournée à des fins criminelles, notamment pour le trafic d'armes.
Avant de s'entretenir avec le Chef de l'État congolais, le Président de la Commission de la CEEAC avait rencontré plusieurs autorités nationales pour préparer cette rencontre régionale.
URGENCE D'UNE REPONSE COLLECTIVE
Convaincu de l'urgence d'une réponse collective, le Président Tshisekedi a instruit ses services de poursuivre les travaux préparatoires pour garantir le succès de ce rendez-vous régional stratégique.
De son côté, le ministre Didier Mazenga a annoncé que trois jours de réunion seront consacrés à ce dossier, réunissant le Président de la Commission, des experts congolais et des représentants des pays membres de la CEEAC qu'ils soient directement ou indirectement concernés par le phénomène de la transhumance. Les conclusions de ces travaux seront ensuite soumises aux Chefs d'État et de gouvernement de la sous-région.
Ce rendez-vous attendu à Kinshasa s'inscrit dans une dynamique régionale visant à préserver la stabilité, sécuriser les espaces frontaliers et lutter contre les réseaux criminels qui exploitent la mobilité pastorale pour des activités illicites.
Jérémie ASOKO