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Félix Tshisekedi face à la presse ce mercredi
*Le Chef de l’Etat est attendu sur des sujets brûlants d’actualité : remaniement, réforme constitutionnelle, sanctions contre Kabila, migrants, situation dans l’Est du pays…
Le Président de la République, Félix Tshisekedi, s’exprime ce mercredi 6 mai devant la presse tant nationale qu’internationale. Le premier d’entre les Congolais prend la parole dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement délétère. Ses compatriotes l’attendent sur plusieurs sujets d’actualité, à savoir : les migrants, son ressenti par rapport aux sanctions américaines contre l’ancien Président Joseph Kabila, le débat ambiant sur la réforme constitutionnelle, les folles rumeurs sur l’imminence du remaniement gouvernemental, le quotidien du Congolais, last but not least, la sécurité dans l’Est du pays.
Pour cet exercice devenu rare depuis sa réélection en décembre 2023, la communication du Président de la République sera très scrutée, au pays et au-delà des frontières.
SITUATION SÉCURITAIRE DANS L’EST, PROCESSUS DE DOHA OU MONTREUX
La situation sécuritaire dans l’Est du pays devrait venir en bonne place dans la prise de parole du Chef de l’Etat. Ses concitoyens voudraient entendre de la bouche de la plus haute autorité du pays ce qui est en train d’être fait pour que la paix maintes fois promise revienne. Sur le terrain, les rebelles de l’AFC-M23, appuyés par Kigali, occupent toujours Goma et Bukavu.
Fatshi devra dire aux Congolais où en sont les opérations militaires? Et quid du processus de Doha ou de Montreux (Suisse) ? Les Congolais attendent d’être fixés.
SANCTIONS CONTRE KABILA
Un autre point sur lequel les Congolais attendent voir Félix Tshisekedi s’exprimer est celui relatif aux sanctions infligées par Washington à son prédécesseur, Joseph Kabila. L’UDPS, le parti présidentiel, et certains de ses alliés ont salué ces mesures, allant jusqu’à organiser une marche le 4 mai pour remercier les Etats-Unis. La conférence de presse offre au Président de la République, qui ne s’est pas officiellement prononcer sur le sujet, de le faire. En face, le camp Kabila dénonce une «instrumentalisation de la justice».
REMANIEMENT
Plusieurs sources dans l’opinion, voire au sein même de la famille politique du Chef de l’Etat évoquent un remaniement de l’équipe Suminwa II. Des membres du Gouvernement seraient sur la sellette après des rapports d’évaluation jugés mi-figue mi-raisin. Le chef de l’État pourrait annoncer les grandes lignes de ce remaniement. Le but de la manœuvre, insuffler un nouveau souffle à deux ans des élections générales de 2028.
Autre dossier brûlant : la mise en place d’une commission interdisciplinaire chargée de plancher sur la réforme de la Constitution.
L’idée, évoquée depuis plusieurs mois par la famille politique du Chef de l’Etat, viserait notamment à «adapter la Constitution aux réalités congolaises».
Pour l’opposition, la majorité travaille à offrir un éventuel troisième mandat à leur chef de fil, ce que le parti présidentiel nie. C’est donc l’occasion également pour le Président Félix Tshisekedi dire urbi et orbi le mandat et la taille de cette commission.
LE DOSSIER DES MIGRANTS EXPULSÉS DES ÉTATS-UNIS
Dans les rues de la capitale, les Congolais commentent en sens divers les cas des migrants illégaux issus des pays tiers expulsés des États-Unis vers Kinshasa. Là aussi, le peuple attend que le Chef de le fixe une bonne fois pour toute sur leur prise en charge, leur réinsertion ou leur départ vers leurs pays d’origine.
Didier KEBONGO