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EST DE LA RDC : L'inacceptable continue, 11 morts et 65 blessés après deux explosions à l'issue d'un meeting du M23/AFC à Bukavu
*" Le Président Tshisekedi condamne fermement cet acte terroriste odieux perpétré par une armée étrangère présente illégalement sur le sol congolais."
Ce n'est pas demain, la veille de la fin de l'enfer qui s'abat sur les populations congolaises de l'Est de la RDC victimes de trois décennies de conflit.
Hier jeudi 27 février, deux engins ont explosé à l'issue d'un meeting des terroristes de la coalition RDF/M23-AFC à la Place de l'Indépendance à Bukavu où était rassemblée une foule compacte. Le premier bilan provisoire fait état de 11 morts et plusieurs blessés, selon le ministre de la Santé, Roger Kamba. Ce dernier s'exprimait au cours d'un briefing spécial presse qu'il a co-animé dans la soirée avec le ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya.
"Œuvre de l'armée rwandaise… "
Des chiffres macabres que des sources sur place à Bukavu confirment, précisant même que, s'agissant des blessés, il y en aurait eu 65 graves. S'exprimant sur cet événement malheureux, le ministre Muyaya affirme que "les explosions sont l'œuvre de l'armée rwandaise qui prépare une offensive et cherche à les utiliser comme prétexte. Les accusations visant l'armée congolaise ne sont rien d'autre que le poison rwandais. Ce narratif est bien connu", dit-il, ajoutant que la sécurité du site où a eu lieu le rassemblement populaire relevait des organisateurs, donc pas de tergiversations à ce sujet.
Le président Félix Tshisekedi a condamné un "acte terroriste odieux". "Le Président Tshisekedi condamne fermement cet acte terroriste odieux qui a été perpétré par une armée étrangère présente illégalement sur le sol congolais", indique le service de communication de la présidence.
La coalition RDF-M23-AFC s'est emparée mi-février de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu. Fin janvier, ces terroristes avaient déjà investi Goma, chef-lieu du Nord-Kivu on ne cesse de compter les morts depuis.
D'après les données des zones sanitaires du Nord-Kivu, citées par le ministre de la Santé Roger Kamba, au cours de ce face-à-face avec la presse, 8500 personnes sont blessées, un chiffre sous-évalué par rapport à la situation réelle sur le terrain, dit-il.
"Rien que ces deux derniers jours, nous avons reçu 19 blessés par balles et 23 tués entre le 23 et le 25 février ", indique le ministre de la Santé qui appelle les Congolais à donner de leur sang pour sauver des vies de nos vaillantes forces armées qui se battent contre les agresseurs.
Didier KEBONGO