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Education : Le Service national remet 3.000 bancs-pupitres à 12 écoles de Kananga
Sous un soleil doux d'octobre, la cour de l'Institut Technique de Katoka (ITKA) vibrait d'une émotion rare. Des chants d'élèves, des applaudissements nourris, et, surtout, des regards émerveillés : ceux de milliers d'enfants découvrant, pour la première fois depuis longtemps, de véritables bancs pupitres où apprendre ne serait plus synonyme de souffrance.
Le Service national venait d'y poser le samedi 4 octobre 2025, un acte fort 3.000 bancs remis à 12 écoles de Kananga, dans le cadre de la campagne " Pas d'école sans bancs ", initiée sur instruction du Commandant suprême, le Président Félix-Antoine Tshisekedi.
À Kananga, le nom Buena Muntu résonne comme celui d'un temple du savoir jadis florissant, aujourd'hui fragilisé par des années d'abandon. On y voyait encore, il y a peu, des élèves assis à même la poussière, écrivant sur leurs genoux, dans un silence à la fois studieux et résigné.
" L'école n'a pas assez de moyens pour se faire fabriquer des bancs ", confiait un enseignant, la voix chargée d'impuissance.
Le samedi, ce décor a changé. Dans un élan de renouveau, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du Service national, a symboliquement remis les bancs aux chefs d'établissements, devant un parterre ému d'élèves, de parents et d'autorités locales.
LE SERVICE NATIONAL REDONNE DIGNITE ET CONFORT
" Après la gratuité de l'enseignement, le Chef de l'État a voulu améliorer les conditions d'accueil des élèves. Ces bancs sont fabriqués par le Service national pour redonner dignité et confort à nos enfants ", a déclaré le lieutenant-général Kasongo Kabwik.
Kananga rejoint ainsi Kinshasa, Lubumbashi et Mbuji-Mayi dans cette vaste opération nationale de dotation en mobiliers scolaires. Une première depuis l'indépendance, selon les responsables éducatifs locaux.
Entre les larmes de gratitude et les cris de joie, le préfet du lycée Buena Muntu a traduit la reconnaissance collective : " Nos enfants apprenaient dans des conditions indignes, parfois sous la pluie. Aujourd'hui, grâce à Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi et au Service national, nos écoles retrouvent leur dignité. "
Ce don de 3.000 bancs n'est pas qu'un geste matériel, un acte de foi dans l'avenir
À Kananga, l'action du Service national ne date pas d'hier. On lui doit déjà la construction d'écoles à Kanyuka, à Saint-Martin-des-Pores, ou encore à Tshimbulu et Kazumba. Sans oublier son rôle dans la stabilisation du prix du maïs et l'installation d'ateliers de production locale.
Et désormais, un atelier de fabrication de bancs a été installé sur place, signe que cette dynamique n'est pas ponctuelle, mais structurelle.
Ce don de 3.000 bancs n'est pas qu'un geste matériel. C'est une réparation morale, un acte de foi dans l'avenir. En offrant à ces enfants un espace digne pour apprendre, l'État leur rend bien plus qu'un meuble : il leur restitue le droit de rêver, d'apprendre et de se construire.
À Kananga, le bois des bancs ne grince pas seulement sous le poids des livres. Il chante déjà la promesse d'une école publique renaissante, d'une République qui bâtit non plus sur des discours, mais sur des actes concrets.
Jérémie ASOKO