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Des morts abandonnés dans les morgues de Kinshasa, un sérieux danger pour la santé
Kinshasa est actuellement exposé à un grand danger d'épidémies si les morts abandonnés dans certaines morgues ne sont pas évacuées pour être enterrées dans les sépultures appropriées.
L'alerte a été donnée dernièrement par le médecin directeur des Cliniques universitaires, Jean Robert Maluka. Dans son institution hospitalière, l'on compte près de 80 corps. L'on sait cependant que les Cliniques universitaires ne sont pas le seul établissement hospitalier concerné par cette situation. Ce qui rend le danger plus grave est le fait que certaines morgues ont été construites sans respect des normes requises, dans des milieux inappropriés où les riverains sont exposés à des risques de contamination.
Vaut mieux prévenir que guérir, dit un adage. Face au danger qui guette la population en général, et surtout ceux qui habitent dans des alentours de ces morgues, l'heure est venue de mettre fin à la construction anarchique de ces maisons de cadavres.
Le ministère de la Santé publique est interpellé à ce sujet. Il est appelé à édicter des règles avant l'autorisation de construire une morgue. Car, à l'allure où vont les choses, nous risquons d'arriver à un point où les morgues seront disséminées comme le sont aujourd'hui les stations -services. À Kinshasa, l'habitude est que lorsque quelqu'un ouvre une activité commerciale, les voisins l'imitent et le secteur est vite saturé.
REPRIMER SEVEREMENT
Il est établi que beaucoup de Congolais se distinguent par une indiscipline notoire, faisant fi des lois du pays. À ce propos, plusieurs exemples sont légion et ce, dans plusieurs secteurs de la vie nationale. Pour preuve, le désordre qui provoque les embouteillages à Kinshasa est dû plus au manque de respect du code de la route qu'à autre chose. Chaque automobiliste est toujours pressé à devancer l'autre. Conséquence, des embouteillages sans fin.
La seule solution à cette confusion consiste à réprimer sévèrement les auteurs de toutes sortes de contravention. Lorsqu'on dirige, on est obligé de mettre de côté le sentiment.
Pour revenir sur la question des morgues, en cas d'épidémie provoquée par la décomposition des corps, les conséquences seront sans doute catastrophiques sur le plan sanitaire, et sur le plan financier parce que le gouvernement finira par décaisser des fonds colossaux pour vaincre ladite épidémie, fonds qui auraient dû être affectés aux investissements sociaux.
Muke MUKE