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Un projet d’implantation d’imprimantes 3D dans plus de 40 universités et instituts supérieurs de la République démocratique du Congo, pour renforcer l’apprentissage pratique des étudiants et les…
Des imprimantes 3D vont être installées dans des universités de la RDC pour fabriquer des composants électroniques
Un projet d’implantation d’imprimantes 3D dans plus de 40 universités et instituts supérieurs de la République démocratique du Congo, pour renforcer l’apprentissage pratique des étudiants et les rapprocher davantage du monde technologique et industriel, a été lancé à Kinshasa par Okapi, la firme de l’ingénieur congolais Jean Bele, inventeur du téléphone et d’autres appareils de marque Okapi, en prévision de l’ouverture d’une usine d’assemblage et de montage des produits Okapi à Maluku, selon le service de communication d'Okapi.
«Ce projet vise notamment la fabrication des composants électroniques et électriques, de prothèses dentaires et médicales ainsi que des pièces mécaniques, grâce à la technologie des imprimantes 3D», a expliqué Léa Bele, directrice générale d’Okapi, à l’issue d’une ronde dans quelques universités ciblées par le projet dans la capitale congolaise.
«Après une première étape à l’ISTA de Kinshasa, Okapi a procédé à l’installation des premiers matériels électroniques à l’Institut Supérieur Professionnel et Technique de Kinshasa (ISPT), dans la commune de Gombe», a-t-on lu dans le document de présentation de ce projet qualifié d’«initiative porteuse d’avenir pour les étudiants congolais, particulièrement ceux de l’ISPT, appelés à bénéficier d’une formation orientée vers les nouvelles technologies, l’innovation et la pratique industrielle» par le professeur Albert Kabasele, directeur général de l’ISPT.
Plus de 100 étudiants de cette école technique vont bénéficier d’une formation spécialisée à l’utilisation des imprimantes 3D, "une opportunité exceptionnelle pour acquérir des compétences modernes adaptées aux réalités industrielles actuelles", a relevé le professeur Kabasele.
Selon la directrice générale d’Okapi, cette initiative témoigne de «l’engagement de l’entreprise à œuvrer pour l’épanouissement du Congo et de la jeunesse congolaise, à travers ce projet innovant ainsi que plusieurs autres initiatives technologiques à venir», a fait savoir Mme Bele. Avant d'annoncer que le projet débute à Kinshasa avec plusieurs institutions ciblées, notamment l'Université de Kinshasa (Unikin), l’Université Catholique du Congo, l’ISTA, l’Université Pédagogique Nationale (UPN), l'Université Loyola du Congo, avant son extension progressive à travers toute la RDC.
Faciliter l'accès aux technologies aux nationaux
La démarche de la marque technologique congolaise auprès des universités, "pour faire accéder les jeunes à l’innovation" s'est poursuivie dans plusieurs écoles de la capitale congolaise, notamment à l'Unikin.
«Cette visite vient dans le cadre d'un projet dont on parle depuis longtemps avec le professeur Jean Bele : comment former nos étudiants à produire un certain nombre de pièces qui seraient utilisées avec Okapi. En fait, c'est le début d'une industrialisation de la RDC, en tout cas dans un secteur de pointe, par des Congolais», a fait savoir le professeur Jean-Marie Beya, doyen de la faculté de Polytechnique de l'Université de Kinshasa (Unikin), après avoir échangé avec la délégation d'Okapi.
«Ça a toujours été notre rêve en tant que faculté pour les ingénieurs. Nous avons besoin que les Congolais soient très forts dans toutes les technologies, que ce soit dans les téléphones, les ordinateurs, et même au-delà. Parce que nous considérons ici à la faculté que le développement vient de la maîtrise des technologies par les nationaux», a ajouté le doyen de la faculté de Polytechnique.
Après l'Unikin, c'était le tour de l’Université Loyola du Congo (ULC), autre école ciblée par le projet d'implantation des imprimantes 3D, à recevoir l'équipe d'Okapi.
«C'est une opportunité importante pour préparer les étudiants aux réalités technologiques et industrielles (...) Nous espérons que cette chaîne d'imprimantes sera opérationnelle et va bénéficier à nos jeunes futurs ingénieurs. Pour que la RDC puisse avoir des ingénieurs compétents, qualifiés pour le développement de notre pays », a déclaré le professeur Ferdinand Muhigirwa, recteur de l'ULC, après avoir réceptionné un premier lot de matériels destinés "à soutenir le fonctionnement des imprimantes 3D et la formation des étudiants". Selon le recteur, l'implantation des imprimantes 3D dans les universités congolaises, va «rapprocher les étudiants des technologies modernes de fabrication et favoriser l'émergence d'une main-d'œuvre qualifiée capable de répondre aux défis industriels et technologiques de la RDC».
Les produits fabriqués par des étudiants, grâce aux imprimantes 3D vont être utilisés dans la chaîne d’assemblage et de montage des produits Okapi dans leur usine en cours d'installation à Maluku, dans l’est de Kinshasa. Cela témoigne de «l’engagement de l’entreprise à œuvrer pour l’épanouissement du Congo et de la jeunesse congolaise à travers ce projet innovant ainsi que plusieurs autres initiatives technologiques à venir», a conclu Mme Bele, directrice générale d’Okapi.
DK