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"Eza te, soki naza tonga muke nde yo soso okoki ko mela nga", se traduit ainsi en français : " Ce n'est pas parce que je suis une petite aiguille que toi, la poule, tu peux m'avaler. "
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La RDC fait de plus en plus face à une insécurité criante en raison de la multiplication des jeunes délinquants qui se distinguent par des actes de barbarie inqualifiables.
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L'Association internationale des victimes (AIV) exprime sa profonde indignation face aux actes de xénophobie dont seraient victimes plusieurs ressortissants de pays africains en Afrique du Sud.…
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La restitution du passeport de l'opposant Delly Sesanga, lui permettant de participer aux consultations prévues à Bujumbura, relance les interrogations sur le maintien de la confiscation du…
Davos 2026 : la RDC expose ses priorités économiques et son ambition de leadership régional
Au cœur du Forum économique mondial 2026, la République démocratique du Congo a fait entendre sa voix. Face à la presse internationale, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, entouré de ses collègues de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, et des Mines, Louis Watum Kabamba, a décliné les grandes orientations économiques et stratégiques du pays, réaffirmant la volonté de Kinshasa de s’imposer comme un acteur clé de la stabilité et de la croissance dans la région des Grands Lacs.
Dans une intervention structurée et résolument tournée vers l’avenir, la délégation congolaise a rappelé la double vocation de la RDC : contribuer activement à la paix régionale et bâtir des partenariats internationaux fondés sur la création de valeur locale. «La richesse de notre sous-sol ne doit plus être une promesse lointaine, mais un levier concret d’industrialisation et de prospérité partagée», a souligné Daniel Mukoko Samba, insistant sur la nécessité de rompre avec les modèles extractifs du passé.
Les échanges avec les médias ont largement porté sur la transformation du secteur minier, considéré comme la colonne vertébrale de l’économie nationale. Le gouvernement entend promouvoir une exploitation responsable des minerais stratégiques, adossée à des chaînes de valeur locales capables de générer emplois qualifiés et transfert de technologies. L’encadrement de l’artisanat minier a également été évoqué comme un chantier prioritaire afin de formaliser une activité encore marquée par l’informel et d’en maximiser les retombées sociales.
Autre axe majeur: le triptyque énergie–infrastructures–industrialisation. Pour Kinshasa, le développement d’une offre énergétique fiable, notamment grâce à l’immense potentiel hydroélectrique du pays, constitue la clé de voûte de toute politique industrielle crédible. Routes, chemins de fer et corridors logistiques doivent, à leur tour, soutenir l’émergence d’un tissu productif capable d’alimenter les marchés africains et mondiaux.
Au-delà des chiffres, la RDC a voulu transmettre un message politique : celui d’un pays conscient de ses défis mais déterminé à transformer ses atouts en moteur de développement durable. À Davos, la diplomatie économique congolaise a esquissé les contours d’un nouveau récit, où la paix, la bonne gouvernance et l’investissement responsable forment les piliers d’un partenariat renouvelé avec le reste du monde.
La rencontre s’est achevée sur une note d’ouverture. Les autorités congolaises ont appelé les investisseurs à regarder la RDC non comme un simple réservoir de ressources, mais comme une terre d’opportunités, engagée sur la voie des réformes. Un signal fort envoyé depuis les Alpes suisses, à l’heure où le pays entend écrire une nouvelle page de son histoire économique.
Jérémie ASOKO