Dernière minute
Société
La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le Forum national de capitalisation des initiatives de paix des femmes en République démocratique du Congo (RDC) se tient à Kinshasa du 20 au 21 octobre 2026 sous le thème " Pour une…
Étranger
Mobilisation des producteurs, structuration des filières et respect des normes internationales : l’Agence nationale de promotion des exportations veut transformer le potentiel agricole de la RDC…
Nation
Trente ans après le massacre de l'hôpital de Lemera, au Sud-Kivu, Human Rights Watch (HRW) exhorte la communauté internationale à briser le cycle de l'impunité en République démocratique du Congo…
Coup d’Etat : la doctrine africaine à l’épreuve de la realpolitik…
Pas d’enfer pour le putschiste gabonais Oligui Nguéma, mais juste le purgatoire. A Malabo, Brazzaville, Bangui et hier à Kinshasa, le tombeur d’Ali Bongo est reçu comme un chef d’Etat à part entière et non comme un Président entièrement à part. Un pied de nez à la doxa de l’Union africaine sur tout pouvoir issu d’un coup d’Etat.
Faudrait-il désespérer déjà de la position de principe de l’Organisation panafricaine qui, en avril 2022, réaffirmait son opposition catégorique à tout changement constitutionnel de gouvernement. Il y a de quoi. Car, comme pour valider la maxime » chassez le naturel, il revient au galop « , le putsch est en train de redevenir un mode comme un autre d’accession au pouvoir sur le Continent. Comme si la realpolitik avait ses raisons que la raison elle-même ne connait, les putschistes finissent dans la plupart des cas à être absouts.
C’est le cas du Général-Président gabonais qui est déjà dans l’antichambre de la normalité. Si Libreville n’a pas encore été réadmise dans le concert des nations en commençant par la CEEAC, tout laisse à penser que ce serait fait sous peu au terme du plaidoyer pro domo développé par le Président de transition.
Dans cet exercice, la liesse populaire lors du coup d’Etat, la caution de l’opposition et l’état de santé du Président Ali Bongo sonnent comme autant de circonstances atténuantes. Trois paramètres constitutifs du fameux principe de réalité qui fait passer le coup de force du 30 août dernier comme un haut fait sanitaire et salutaire. Cicéron repris bien plus tard par le philosophe anglais John Locke n’a-t-il pas dit que le salut du peuple est la loi suprême ? Voilà le formalisme en matière des coups d’Etat mis à rude épreuve par la realpolitik.
Question à un franc CFA, mutatis mutandis, le même principe de réalité ne devrait-il pas amener les dirigeants de l’Afrique de l’Ouest à mettre un peu d’eau dans leur vin ? Ce, au regard notamment de la lame de fond populaire autour des …coups d’Etat dans certains pays. José NAWEJ