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Convoqué par le MLC, Bamanisa au cœur du bras de fer Bemba–Tshisekedi
Le sénateur Jean Bamanisa Saïdi est convoqué le 24 mars par le Mouvement de libération du Congo (MLC). En cause : ses déclarations publiques en faveur d’une révision ciblée de la Constitution, notamment sur le statut administratif de Kinshasa, la Caisse nationale de péréquation et les droits de la diaspora.
Pour la direction du parti dirigé par Jean-Pierre Bemba, ces propos ont été tenus en dehors des instances habilitées et relèvent d’une initiative personnelle. Le MLC veut donc obtenir des explications et rappeler la discipline interne.
Mais au-delà de la procédure partisane, l’affaire révèle les sensibilités politiques autour de la question constitutionnelle. À moins de trois ans de la fin du mandat du président Félix Tshisekedi, tout débat sur une modification de la Loi fondamentale suscite méfiance et spéculations.
Le MLC affiche une position prudente. Soutenir publiquement une révision pourrait être interprété comme un appui indirect à un éventuel prolongement du mandat présidentiel, une hypothèse que plusieurs forces politiques rejettent.
La convocation de Jean Bamanisa intervient ainsi dans un climat politique tendu, où la Constitution s’impose comme un enjeu stratégique. Pour Jean-Pierre Bemba, souvent cité parmi les figures susceptibles de peser lors des prochaines échéances politiques, maintenir la cohérence de son parti apparaît essentiel.
L’explication attendue du sénateur devrait donc permettre de clarifier sa position, mais aussi de mesurer la discipline interne du MLC et les lignes de fracture autour du débat constitutionnel.
Jérémie ASOKO