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Cohésion sociale: Les journalistes mis face à leur responsabilité
Le Bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l’homme (BCNUDH) a organisé le vendredi 11 juillet, un atelier de sensibilisation des journalistes sur leur responsabilité dans la cohésion sociale et le mieux vivre ensemble. Dans son mot de circonstance, la directrice adjointe de BCNUDH, Mme Anne-Marie Dongui a déclaré : « en tant que journaliste, il est important que vous connaissiez les limites de la liberté d’expression, ainsi vous pourrez contribuer à la lutte et à la prévention des discours de haine, messages incitatifs à la haine tout en promouvant par votre travail la cohésion sociale et le mieux-vivre ensemble».
Cependant, elle a rassuré que le BCNUDH sera toujours prêt à accompagner les professionnels des médias dans l’exercice de leur métier pour plus de protection des droits de l’homme et particulièrement dans la lutte contre les discours de haine afin de vous amener à être des journalistes qui promeuvent la paix, la cohésion sociale et le mieux-vivre ensemble.
Selon elle, la liberté d’expression est un droit humain fondamental garantie par l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et pilier des libertés civiques. La Mission de l’organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (Monusco) et l’équipe de pays des Nations Unies en RDC ont lancé la campagne «Mieux vivre ensemble» afin de lutter contre les crises multiformes qui minent la cohésion sociale dans le pays. A l’entendre, cette initiative met particulièrement l’accent sur le rôle crucial des médias dans la promotion de la paix et la prévention des discours de haine.
La RDC, à l’instar de nombreux pays à travers le monde, est confrontée à des crises multiformes liées entre autres à la compétition politique, l’exploitation des ressources naturelles, l’accès aux terres et à l’insécurité qui entraînent des problèmes de cohabitation et de cohésion entre citoyens « , a-t-elle soulevé. Mme Dongui a souligné que droit international interdit explicitement l’incitation à la discrimination, à l’hostilité et à la violence, qui peut mener à des actes graves, y compris le terrorisme.
Dans le cadre de la campagne «Mieux vivre ensemble», le BCNUDH s’est engagé à accompagner les journalistes et professionnels des médias dans l’élaboration et la mise en œuvre de mécanismes de lutte contre la discrimination, l’intolérance, la haine et la violence, et à développer des stratégies pour renforcer la cohésion sociale.
Au nom du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), Monsieur Bruno Mbolison, vice-président de cette institution d’appui à la démocratie a insisté sur l’importance fondamentale des médias au service de la paix et des droits humains.
Recommandations de l’UNPC
Pour sa part, le secrétaire général de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), Jasbey Zegbia a demandé aux professionnels des médias le développement des programmes axés sur la diveristé et la prévention des conflits afin de s’opposer à la désinformation et aux discours de haine. S’adressant au pouvoir public, l’UNPC leur a demandé de soutenir les médias; à intégrer la cohésion sociale dans les politiques publiques et à garantir la justice et la lutte contre l’impunité.
Par ailleurs, il a reconnu que les médias qu’ils soient traditionnels ou numériques, exercent une influence considérable sur la formation des opinions et la diffusion de l’information. Aussi, a-t-il ajouté, ils peuvent être des vecteurs puissants de promotion des valeurs communes, du dialogue intercommunautaire et de la reconnaissance de la diversité culturelle contribuant ainsi à un espace public inclusif.
Ainsi, il a souligné que: «leur pouvoir est double, il peut être constructif ou destructeur. Une information biaisée ou manipulée peut renforcer les clivages et alimenter les tensions sociales».
Pour rappel, la campagne «Mieux vivre ensemble» a été lancée le 5 mai 2025. Elle a permis de sensibiliser plus de 15 millions de Congolais, tant à l’échelle nationale que dans la diaspora.
Mathy MUSAU