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Beni : la jeunesse dénonce la hausse persistante du prix du carburant malgré la décision gouvernementale
La situation du prix du carburant continue de susciter des inquiétudes dans la ville de Beni. Le Conseil urbain de la jeunesse dénonce la non-application du nouveau tarif officiel fixé par le gouvernement dans la zone Est de la République démocratique du Congo. Cette structure estime que la population reste pénalisée malgré les mesures prises par l'eécutif central.
Selon la décision annoncée par le Vice-Premier ministre en charge de l'Économie nationale, le litre d'essence devrait désormais être vendu à 4 200 francs congolais. Cette mesure visait à harmoniser les prix et à alléger le coût de la vie dans les zones affectées par des difficultés économiques et sécuritaires.
Cependant, sur le terrain, la réalité est tout autre. Dans plusieurs stations-service de la ville, le prix du litre reste fixé à 5 000 francs congolais. Une situation qui contraste fortement avec les attentes de la population, déjà fragilisée par la conjoncture actuelle.
CHEZ LES KADAFI, LES PRIX SONT ENCORE PLUS ELEVES
Chez les revendeurs informels dits " Khadafi ", les prix sont encore plus élevés. Le litre d'essence s'y négocie entre 5 500 et 6 000 francs congolais, rendant l'accès au carburant de plus en plus difficile aux habitants et aux opérateurs économiques locaux.
Le porte-parole du Conseil urbain de la jeunesse de Beni, Joël Kabunga, accuse certains responsables locaux ainsi que des opérateurs pétroliers de freiner l'application de cette décision gouvernementale. Selon lui, ces pratiques viseraient à maintenir les prix au-dessus du tarif officiel au détriment de la population.
Face à cette situation, cette structure des jeunes lance un appel pressant au gouverneur du Nord-Kivu afin qu'il intervienne rapidement. L'objectif est de faire respecter la nouvelle grille tarifaire et de soulager une population déjà confrontée à de nombreuses difficultés socio-économiques.
Pascal NDUYIRI, à Beni