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Avec le programme de l’enregistrement des candidats président : Le 20 décembre 2023 devient incontournable
Le Conseil supérieur de la communication et de l’audiovisuel (CSAC) a rendu public la semaine dernière l’ordre d’enregistrement des candidats président de la République. À ce stade, nous pouvons dire sans peur d’être contredit que le train du processus électoral a atteint sa vitesse de croisière et s’approche inéluctablement du terminal.
L’approche adoptée par le CSAC nouvelle formule, est inédite. Nous n’avons pas connu pareille procédure depuis le début de l’organisation des élections en 2006. Cela augure des scrutins apaisés et transparents. Les électeurs se rendront aux urnes et voteront en fonction des programmes présentés par chacun des candidats. Ceux-ci devront être sportifs pour accueillir sans contestation les résultats qui seront publiés par la CENI, et éviter au pays des conflits post électoraux aux conséquences indescriptibles.
Le plus important dans cet exercice très compliqué mais intéressant, est la vision qui sera présentée par les prétendants à la magistrature suprême de la RDC. Les thèmes choisis par le CSAC sont aussi intéressants qu’attractifs, mais pour un pays considéré comme mort par le président de la République en fonction, certains Congolais auraient souhaité voir d’autres sujets concernant directement la population être débattus par les candidats président de la République.
Au nombre de ces préoccupations populaires, il y a d’abord la problématique de la desserte en eau potable. L’eau c’est la vie, ne cesse-t-on de clamer haut et fort. Mais sur le terrain, la situation est catastrophique. Il y a des coins dans la capitale où la population n’ a jamais vu un seul tuyau de la Regideso. La prestation de cette entreprise est loin de rencontrer l’attente de ses abonnés. Il faut que ceux qui ont ont l’ambition de diriger la RDC demain nous disent comment ils comptent relever le niveau de la desserte de la population en eau potable, pas seulement celle de Kinshasa mais aussi de l’ensemble du territoire national.
Il y a aussi la question de l’électricité qui se pose avec acuité. Ici le taux de la desserte en courant électrique est plus bas que celui de la Regideso, pourtant nous nous targuons de posséder le plus grand barrage hydro électrique du monde. Comment alors justifier toutes ces poches noires et le fameux système de délestage mis en place par la SNEL ?
Concernant les infrastructures de base, l’état de délabrement très avancé de nos routes est très scandaleux. L’es voiries urbaines se trouvent à un tel point indescriptible que nous manquons des termes de le qualifier.
Comme dit plus haut, la situation du pays étant ce qu’elle est, le CSAC ne peut pas tout retenir. Mais n’empêche que lors des débats, le panel des journalistes pose des questions sur les sujets qui touchent à la vie quotidienne des Congolais. Les sept thématiques retenues ne sont pas exclusives. Muke MUKE