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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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Trente ans après le massacre de l'hôpital de Lemera, au Sud-Kivu, Human Rights Watch (HRW) exhorte la communauté internationale à briser le cycle de l'impunité en République démocratique du Congo…
» Genocost » comme antidote au génocide à huis clos
Silence, on pille ! Silence, on vole ! Silence, on viole ! Silence, on tue ! Silence, on massacre ! Silence, on enterre ! Le monde se tait dans toutes les langues. Sans tomber dans une espèce de hiérarchie victimaire, on en en arrive à croire que le mot » génocide » est comme une marque déposée. Ce concept est comme préempté par certains peuples. Les Congolais peuvent être massacrés par millions sans que la réaction du » monde civilisé » n’aille au-delà de la compassion à minima assortie de l’humanitaire. Sans plus.
Pourtant, cela fait près d’un quart de siècle qu’un peuple est en train d’être décimé dans l’Est de la RDC. Kasika, Mwenga, Bisembe, Kamituga, Irumu, Kisangani… Des villes, des localités qui riment avec massacre. Cette liste est loin, très loin même d’être exhaustive.
Plus grave, même la mémoire collective risquait d’être assignée à l’oubli ! Ainsi, la boucle de la tragédie intitulée » génocide à huis clos » allait être bouclée.
C’est justement pour se prémunir contre cette amnésie voulue que le 2 août de chaque année devrait être institué comme un jour de souvenir. Un jour férié – autant que le 4 janvier- au cours duquel les Congolais devraient rendre solennellement hommage à toutes les victimes du génocide.
Cet arrêt mémoriel ne devrait pas être dilué dans le folklore très ritualisé bien de chez nous. Il devrait plutôt permettre à la Nation de s’interroger sur les raisons de la vulnérabilité quasi maladive de ses » fils et filles » si prompts à sacrifier, voire à trahir le pays sur l’autel des intérêts personnels.
On l’a vu depuis le cycle de ces guerres mortifères que les agresseurs visibles et invisibles recrutent dans la classe dirigeante des agents pour donner une » coloration congolaise » à l’occupation étrangère. Nombre d’opposants d’hier allaient jusqu’à nier l’agression pourtant avérée dans l’espoir que les chars rwando-ougandais les amènent au pouvoir ! Pas sûr que l’homme politique congolais ait été totalement guéri de cette maladie !
C’est précisément sur cette connivence, ces liaisons dangereuses entre des politiciens et autres notables locaux en mal de strapontins ou de prébendes que surfent toutes ces forces méphistophéliques qui ont fait de la partition de la RDC leur objectif stratégique. José NAWEJ