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“Botika kovandela kombo nanga” Jérémie 33:3.
La phrase lingala “Botika kovandela kombo na ngai” se traduit littéralement par : “Arrêtez de vous asseoir sur mon nom.” Ce qui n’aurait aucun sens, sinon fort ambigu si on considérait cette seule traduction littérale. D’où le sens figuré…
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Gare aux pratiques maffieuses tant décriées!
La session de l’Examen d’Etat, édition 2022-2023 démarre ce lundi 26 juin 2023 sur toute l’étendue du territoire national ainsi que dans certains centres hors-frontières comme cela est de coutume chaque année. Cependant, d’aucuns ne cessent de déplorer des pratiques honteuses et répréhensibles qui ternissent la crédibilité de cette importante épreuve qui ouvre la voie aux finalistes des humanités à l’enseignement supérieur et universitaire.
Les acteurs éducatifs, les parents, les autorités et même les services sont au courant de tout ce qui se passe lors de la passation de ladite épreuve. Les préfets des écoles publiques et les promoteurs des écoles privées se livrent à ce qu’on appelle le «suivi». Il s’agit des combines entre ces responsables scolaires et les correcteurs des items pour donner des points fantaisistes aux finalistes. C’est ainsi que lors de la publication des résultats, certains établissements scolaires réalisent des pourcentages qui laissent pantois certains observateurs. Beaucoup de diplômés sont ainsi proclamés mais malheureusement leurs cerveaux sont vides.
A côté de ce « système de suivi« , il existe aussi le recours aux « mercenaires » recrutés pour répondre aux questionnaires à la place des finalistes, eux-mêmes, cela moyennant des espèces sonnantes et trébuchantes. Les parents sont au courant de cette odieuse pratique parce que ce sont eux qui paient ces personnes en complicité avec les responsables des écoles. Malheureusement, les services attitrés déployés dans les centres où se déroulent les épreuves ne s’acquittent pas comme il se doit de leurs responsabilités, parce qu’impliqués dans la chaîne mise en place pour l’objectif visé par les maffiateurs.
Comme les années antérieures, il y a beaucoup de risques que nous puissions assister au même scénario parce que nous n’avons pas appris que des dispositions idoines ont été prises pour mettre fin à ces antivaleurs tant décriées. Au finish, nous assisterons aux festivals motorisés pour fêter les diplômés qui n’ont fourni aucun effort pour mériter ces parchemins. Les papiers –diplômes seront là mais sans aucune valeur intrinsèque.
Il sied de souligner que la session de cette année se déroule dans un contexte tumultueux. Les inspecteurs et les correcteurs menacent de boycotter cette épreuve à cause du non- respect, par le gouvernement, de ses engagements vis-à-vis de ce personnel incontournable pour la réussite de ladite épreuve. Depuis deux ans, le gouvernement ne fait que les nourrir des promesses qu’il ne réalise pas. Même cette année, c’est encore le même stratagème auquel il recourt. Selon un inspecteur qui a requis l’anonymat, si lui et ses collègues ont accepté de rejoindre les centres où ils sont affectés pour travailler, c’est surtout pour l’amour des enfants. Mais si le gouvernement ne s’acquitte pas de ses responsabilités d’ici à la fin de la session, il y a fort à parier que l’étape de la correction soit boycottée avec toutes les conséquences que cela va entraîner. Pour éviter pareil scénario, le gouvernement est appelé à s’assumer pleinement. Dans les années à venir, il faudra tout simplement budgétiser toutes les dépenses relatives à l’organisation de l’Exetat. Muke MUKE