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Fatshi intraitable sur l’agression rwandaise
*Là où le président français croit en un possible cessez-le-feu, le mardi 7 mars, dans le cadre du processus engagé sous l’égide de l’Angola, le Chef de l’Etat congolais « demande à juger aux résultats ».
À Kinshasa, où Emmanuel Macron a bouclé sa tournée africaine, le président français était très attendu sur le conflit dans la partie Est de la RDC. Lors d’une conférence de presse conjointe très houleuse, largement consacrée à cette question, le président Félix Tshisekedi est resté droit dans ses bottes, demandant que le Rwanda, pays agresseur du Congo, soit sanctionné. Sans être une ancienne colonie française, le supposé soutien de Paris au Rwanda voisin est suivi de près par Kinshasa.
Face à la presse au Palais de la nation à Kinshasa, le Président Félix-Antoine Tshisekedi a recadré Emmanuel Macron au sujet du paternalisme français, le prévenant de regarder désormais les pays africains autrement, en les considérant comme des partenaires et non avoir envers eux un regard paternaliste.
« La façon de voir les choses lorsqu’elles se passent en Afrique doit changer dans nos rapports avec la France en particulier, mais aussi avec l’Occident en général. Je crois qu’il doit y avoir du respect dans les considérations que nous avons les uns vis-à-vis des autres. Nous n’avons aucunement l’intention de galvauder l’opinion de nos électeurs. Ça doit changer dans la manière de coopérer avec la France et l’Europe. Le processus électoral est entamé « , a fait remqrequer Félix-Antoine Tshisekedi.
LE PROCESSUS ELECTORAL EST MENACE PAR LA GUERRE
Le Chef de l’Etat fait remarquer à haute et intelligible voix, à la ville et au monde, que le processus électoral est menacé par la guerre d’agression entretenue par le Rwanda. Et il ne s’explique pas que la communauté internationale tergiverse quant aux sanctions à prendre contre les auteurs de ces actes de barbarie.
« Nous avons tiré la sonnette d’alarme en insistant sur le fait que s’il y a risque de dérapage, ce n’est pas à cause des autorités du pays ni des responsables de la CENI. C’est simplement lié au fait que nous sommes un pays agressé par le Rwanda. L’agression qui a entrainé le déplacement massif des électeurs qui ne peuvent pas se faire enrôler parce qu’ils sont loin de leurs bases. Et à cause de ça, nous risquons de prendre du retard sur l’enrôlement« .
Fatshi poursuit : « Ce qui peut entrainer le retard dans le vote de la loi sur la répartition des sièges pour que nous puissions aller dans un processus électoral crédible. A ce stade, faut-il stopper le processus d’enrôlement des électeurs en attendant que la paix revienne, avec le risque que cela impacte le respect du calendrier ? Ou faut-il continuer le processus en ne prenant pas en compte les populations nombreuses, les déplacés de guerre ? C’est ça qui peut poser problème.
VOTRE ATTENTION SUR CETTE AGRESSION
« Et si demain nous allons aux élections dans des conditions difficiles, vous allez parler de compromis à l’africaine, alors qu’aujourd’hui, les mêmes Africains sont en train d’attirer votre attention sur cette ignoble et injuste agression due au fait du Rwanda et demandons même des sanctions, mais personne n’en parle « .
Ce recadrage n’a pas laissé sans voix le président français qui a réagi.
« Cette formule (compromis à l’africaine), on sait d’où elle est sortie. On sait le contexte électoral. Et il n’y avait pas de caractère de mépris dans la formule de Le Drian « , s’est défendu Emmanuel Macron.
Ce n’est pas tout. A Kinshasa, la parole d’Emmanuel Macron était scrutée. Notamment au sujet du énième cessez-le-feu que le président français, fort des assurances qu’il a obtenues de ses interlocuteurs, Joao Lourenço ainsi que de Paul Kagame, croit être de mise le mardi 7 mars courant.
DES CESSEZ-LE-FEU ANNONCES PLUSIEURS FOIS
En réaction, Fatshi veut juger au résultat. Des cessez-le-feu ont été annoncés plusieurs fois ces derniers mois mais n’ont jamais été respectés. « Je demande à voir« , a déclaré Félix Tshisekedi, « nous donnons la chance à la paix ». » Je reste dubitatif quant à la bonne foi de ceux qui nous ont agressés « , a déclaré le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi. Et d’ajouter : » La question est de savoir si le Rwanda peut se passer de ce pillage systématique de la RDC qui date d’une vingtaine d’années. Si c’est le cas, cela se vérifiera à travers ce processus. »
En un mot comme en cent, le président Félix Tshisekedi n’a pas fait de concession à Emmanuel Macron au sujet de l’agression rwandaise. Didier KEBONGO