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Face à Uhuru Kenyatta ce lundi, Bahati et Mboso appelés à s’en tenir à la ligne rouge du Gouvernement


* Les deux hauts représentants congolais devraient faire comprendre au facilitateur que la souveraineté et l’intégrité du territoire ne sont pas négociables, les groupes armés n’ont d’autre alternative que de déposer les armes…le reste après.
Modeste Bahati Lukwebo et Christophe Mboso, respectivement président du Sénat et de l’Assemblée nationale, rencontrent ce lundi 14 novembre dans l’après-midi, l’ancien président kenyan Uhuru Kenyatta, facilitateur désigné par la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE/ EAC), dans le cadre du processus de paix de Nairobi. Le face-à-face est prévu à Fleuve Congo Hôtel, renseigne la copie du programme parvenu hier à Forum des As.
Immédiatement après sa rencontre avec les speakers des deux chambres du Parlement, Uhuru Kenyatta s’entretiendra, toujours à Fleuve Congo Hôtel, avec le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde. Ce, avant de recevoir les chefs des Missions diplomatiques des pays membres de la Communauté de l’Afrique de l’Est. A savoir, le Burundi, le Kenya, l’Ouganda, la Tanzanie et le Soudan du Sud.
Par ailleurs, le programme des activités d’Uhuru Kenyatta à Kinshasa, prévoie des séries de contacts directs avec d’autres acteurs impliqués, d’une manière ou d’une autre, dans le processus de retour de la paix en RD Congo. Il s’agit principalement des chefs de Missions diplomatiques d’Angola, du Sénégal, d’Afrique du Sud, d4allemagne, de Suède, de Norvège, d’Italie, d’Espagne, de Belgique et de Hollande.
En plus des diplomates des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu, en poste à Kinshasa, sont également attendus ce lundi avant la fin d’après-midi à Fleuve Congo Hôtel, le Chef de la délégation de l’Union européenne en RD Congo, la Représentante de la Commission de l’Union africaine en RD Congo. A ces derniers s’ajoutent la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en RD Congo ainsi que le Directeur des opérations de la banque Mondiale.
Mais bien avant ses rencontres avec les différents officiels listés ci-dessus, Uhuru Kenyatta recevra dans la matinée, les représentants des Communautés du Nord-Kivu, de l’Ituri et du Sud-Kivu. Un débriefing avec le Président Félix Tshisekedi, précédera le point de presse prévu à 18h30.
BALISER LE CHEMIN DE NAIROBI III
Arrivé hier dimanche 13 novembre en début d’après-midi à Kinshasa, l’ancien chef de l’Etat kenyan a été accueilli à l’aéroport international de N’Djili par Serge Tshibangu et Georges Masafu, respectivement le délégué spécial du Président Félix-Antoine Tshisekedi et ambassadeur du Kenya en RD Congo. Uhuru Kenyatta est donc venu pour préparer, avec les acteurs nationaux, le troisième round des pourparlers de paix entre l’État congolais et les groupes armés locaux, opérant dans l’Est et le Nord-est du pays. Principalement ceux qui ont accepté de déposer les armes pour intégrer le processus de Nairobi.
Sauf ultime changement de date, cette rencontre est prévue dans la deuxième quinzaine du mois de novembre en cours. Mais aucune précision de date n’est encore donnée. Outre les officiels qui seront reçus par Uhuru Kenyatta, des sources crédibles renseignent que les représentants des communautés locales, les chefs des confessions religieuses, les chefs traditionnels et autres déléguées des associations des femmes des provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud Kivu, ayant fait le déplacement pour Kinshasa, s’entretiendront elles aussi l’équipe du facilitateur.
L’objectif de ces rencontres en séries est d’avoir le même entendement sur la facilitation de l’EAC, les attentes des protagonistes aux pourparlers, ainsi que les moyens de faire avancer ce processus de Nairobi en vue de faciliter le retour d’une paix durable, aussi bien en RDC que dans la région des Grands Lacs.
Face au facilitateur kenyan, la dynamique imprimée par la résolution de l’Assemblée nationale, notamment le refus catégorique d’intégrer dans les rangs des FARDC des éléments issus des groupes armés. C’en est donc fini de mixage et autre brassage de l’armée qui ont fait plus de mal que de bien à notre pays. L’opinion rd congolaise attend voir Modeste Bahati et Christophe Mboso, les deux plus hautes personnalités du pays après le Chef Félix Tshisekedi demeurer ferme face à Uhuru Kenyatta, lui faisant clairement comprendre que la souveraineté et l’intégrité de la RDC ne sont pas négociables. Les groupes armés doivent déposer les armes, quitte à voir ce que la République peut faire pour eux. La RDC ne doit plus retomber dans ce travers du passé.
L’opinion retiendra que pour le contexte, le Kenya est très impliqué dans le processus de paix en RDC. En plus de piloter le mécanisme politique, ce grand pays de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Est figure parmi les rares nations ayant envoyé leurs soldats dans l’Est de la RD Congo, en plus d’autres troupes kenyanes déjà déployées dans le cadre de la MONUSCO. Grevisse KABREL