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Enrôlement des électeurs: l’Eglise catholique s’implique
* C’est ce qui ressort des échanges hier au Centre interdiocésain entre le bureau de la Ceni et le Secrétaire général de la Cenco, Mgr Nshole.
Le 2ème Vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Didi Manara Linga, est un homme heureux. A quelques jours de l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs qui débute le samedi 24 décembre, la Centrale électorale a l’assurance et l’adhésion de l’Eglise catholique.
«Nous nous engageons à sensibiliser la population et lui dire que protéger son vote est bien possible. L’actuel bureau de la CENI compte faire les choses autrement, car les élections sont un enjeu de taille pour le développement et l’avenir du pays», a déclaré Mgr Donatien Nshole. C’était au terme des échanges le mardi 20 décembre au Centre interdiocésain, siège de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), avec le 2ème Vice-président de la Commission électorale nationale indépendante, Didi Manara.
Se félicitant de la convivialité ayant caractérisé cet entretien et des assurances qu’il a reçues de la part du prélat catholique, Didi Manara a indiqué que les échanges se sont focalisés non seulement sur la sensibilisation par l’Église catholique à l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs qui débute le samedi 24 décembre 2022 par l’aire opérationnelle 1 (concernant 10 provinces parmi lesquelles Kinshasa). Mais aussi sur le processus électoral dans son ensemble qui doit déboucher sur les élections générales en 2023.
L’enrôlement, un des facteurs clés
«La Commission électorale nationale indépendante a sollicité et obtenu un entretien auprès de l’Église catholique à travers Monseigneur Donatien Nshole. Nous en sommes très ravis, d’autant que le Président Denis Kadima nous a mandatés ici pour avoir des échanges avec la hiérarchie de l’Église catholique par rapport à la question liée à la sensibilisation et à l’enrôlement des électeurs, d’abord mais également au sujet de tout le processus électoral. Notre pays organise les élections générales en 2023 et l’enrôlement demeure un des facteurs-clé pour la réussite de cet exercice. Nous nous réjouissons des échanges que nous avons eus avec Mgr qui vient de nous rassurer encore une fois que l’Église catholique est disposée à nous accompagner comme toujours pour que ces élections aboutissent à consolider la paix, qu’elles soient transparentes, inclusives», s’est réjoui le 2ème Vice-président de la CENI.
Didi Manara a de bonne raison de laisser exploser sa joie quand on sait que le rapport était délétère entre les catholiques et le Bureau de la CENI. Le retour à de bons sentiments des Cathos change tout.
« L’assurance et l’adhésion de l’Eglise catholique »
«Au regard de la convivialité qui a caractérisé cette rencontre, nous sommes persuadés que la sensibilisation, avec l’assistance de la confession religieuse catholique sera faite comme souhaitée. L’Église catholique étant la toute première grande Église de par le monde, compte tenu du nombre de ses fidèles, en général de son implantation sur l’ensemble du territoire national. Nous tenons à dire que si l’Église catholique nous abandonnait, c’est la catastrophe, et nous ne pensons pas que cela en sera le cas. C’est donc un grand jour pour la CENI d’avoir l’assurance et l’adhésion de l’Eglise catholique pour la sensibilisation».
De son côté, le Secrétaire général de la CENCO a donné des assurances de l’accompagnement de l’Église catholique par rapport à la sensibilisation en appuyant le processus électoral en cours.
«Vous savez la paix à laquelle l’Eglise catholique tient passe aussi par les bonnes élections transparentes, crédibles et apaisées et inclusive et nous ne pouvons que contribuer à la réussite de ce processus électoral. L’enjeu majeur pour l’instant, c’est la sensibilisation, c’est pour cela que le 2ème Vice-président est venu nous voir. Nous nous engageons à sensibiliser la population, c’était pour nous l’occasion de lui rappeler qu’on doit soigner le contenu de la sensibilisation aujourd’hui. Car la réalité est qu’une bonne partie du peuple congolais n’a plus confiance au processus électoral par rapport aux expériences passées. Maintenant inviter ce peuple aux élections, il faut lui donner les raisons de croire que c’est sera différent des précédentes consultations électorales. Du côté de la CENI comme de celui de la société civile», affirmé Mgr Donatien Nshole.
Celui-ci a saisi cette opportunité pour inviter le peuple souverain à faire confiance à l’actuel bureau de la CENI… ulation ne
«Du côté de la CENI, il y a bien des choses qui ont été prises en compte dans ce nouveau processus, notamment l’engagement de la CENI et c’est légal qui a publié le calendrier électoral, en promettant de publier les résultats bureau de vote par bureau de vote, au niveau des centres de vote, au niveau central. Cela peut rassurer le peuple congolais qui se rend compte que cela ne sera pas comme par le passé. De l’autre côté, au sein de la société civile, nous devrons aussi aider la population à comprendre qu’elle ne souhaite pas revivre ce qu’elle a vécu la fois passée. Il suffit qu’il prenne conscience que c’est lui qui est souverain et au-dessus même de la Cour constitutionnelle, être déterminé à aller voter et à protéger son vote, c’est possible. Et je saisis cette occasion pour lui dire qu’il y a lieu de faire confiance au processus, il y a lieu d’aller aux élections et avec aussi des dispositions de défendre son vote, c’est bien possible. C’est serait dommage que quelqu’un reste à la maison alors que c’est un enjeu de taille pour même le développement et l’avenir du pays», a rassuré Mgr Donatien Nshole. Didier KEBONGO