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"La patience ne connaît pas le temps" est le second message que nous avons découvert sur un taxi-bus Mercedes Benz Sprinter (voir celui de droite). C'est un proverbe sénégalais.
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Jeudi 29 octobre. Je me rends à l'aéroport international de Ndjili pour accueillir la fille de mon jeune frère qui vient de Libreville. Le vol est annoncé à 9h45.
J'y déjà vers 8h.…
Des hommes-clés des leaders sous la menace de mandats d’arrêt ?
*Selon des sources, le Pouvoir chercherait à mettre sous les verrous Olivier Kamitatu, Salomon SK Della, Don Pierrot Sadiki, Prince Epenge, Lexxus Legal, Franklin Tshiamala…
Des proches collaborateurs des quatre principales figures de l’opposition (Katumbi, Fayulu, Sesanga et Matata) seraient visés par des mandats d’arrêt. A quelque six mois des élections générales du 20 décembre prochain, le Pouvoir montre ses muscles à ses opposants. Ces derniers doivent leur salut à la Communauté internationale qui veille…

Selon notre confrère Congo Libéré, qui cite des sources au sein des services des renseignements, ces » mandats sont prêts. Ne manquent plus que l’occasion pour les faire exécuter « .
Les personnes cibles devaient être cueillies, d’après les mêmes sources, à l’occasion du sit-in organisé devant le siège de la Centrale électorale hier jeudi 25 mai. Mais la manif n’avait pu se dérouler comme prévu par ses initiateurs, l’autorité urbaine l’ayant interdite.
Ces mandats d’arrêt viseraient des proches collaborateurs des principales figures de l’opposition. Car toucher les principaux leaders eux-mêmes, à savoir Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Augustin Mata Ponyo et Delly Sesanga ferait grand bruit au niveau international.
Il s’agit notamment de Prince Epenge et d’Alex Dende, alias Lexxus Legal, proches de Martin Fayulu ; d’Olivier Kamitatu, de Salomon Kalonda, de Don Pierrot Sadiki et du député Innocent Kazembe, quatre fidèles de Moïse Katumbi ; ou encore de Franklin Tshiamala, le secrétaire général de LGD, le parti d’Augustin Matata Ponyo.
Selon Congo Libéré, l’objectif avoué du pouvoir de Kinshasa serait de » fragiliser les principales figures de l’opposition en vue de la présidentielle en neutralisant les hommes clés dans leur entourage « .
Mis au courant, les Etats-Unis et l’Union européenne, notamment, suivraient de près la situation.
Lors de la manifestation de l’opposition contre la vie chère, le Pouvoir n’a pas fait dans la dentelle : une répression féroce s’était abattue sur les manifestants. On a dénombré plusieurs blessés, des arrestations d’activistes et d’opposants dont le député provincial Mike Mukebayi, censure de médias…
Trois jours plus tard, Moïse Katumbi s’est vu interdire l’accès à la province du Kongo Central où il devait tenir son meeting.
Des signes de raidissement du régime qui font craindre le retour de la manière forte. Inquiétant à l’approche des élections. Faudrait-il y voir la relation de cause à effet ? En tout cas, les capitales occidentales insistent pour que le gouvernement congolais crée des conditions favorables au respect des libertés publiques et à la tenue d’élections transparentes et crédibles. Didier KEBONGO