Dernière minute
Société
La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le Forum national de capitalisation des initiatives de paix des femmes en République démocratique du Congo (RDC) se tient à Kinshasa du 20 au 21 octobre 2026 sous le thème " Pour une…
Étranger
Mobilisation des producteurs, structuration des filières et respect des normes internationales : l’Agence nationale de promotion des exportations veut transformer le potentiel agricole de la RDC…
Nation
Trente ans après le massacre de l'hôpital de Lemera, au Sud-Kivu, Human Rights Watch (HRW) exhorte la communauté internationale à briser le cycle de l'impunité en République démocratique du Congo…
De quoi souffre la RDC ?
Une nouvelle constitution dans le pipeline? Une retouche de la Loi fondamentale actuellement en vigueur ? Ça se chuchote. Ça finit par s’ébruiter. La société zaïro-congolaise étant d’une telle fluidité que tout se sait ou finit par se savoir, disait déjà -bien avant l’ère du net – Léon Kengo du haut de ses mille et une prestigieuses fonctions dans l’appareil d’Etat.
Sans se cacher derrière son…grand doigt, un professeur -encore un – exprime sa volonté de voir la Constitution être troquée contre une autre. Devrions-nous crier haro sur le baudet pour cela ? Bien sûr que non. La sacro-sainte liberté d’expression ne s’use que lorsque l’on ne s’en sert pas.
Chaque Congolais -a fortiori un érudit- est libre de ses opinions sur la marche du pays. Y compris sur la manière de réglementer la gestion de la res publica. D’autant qu’en l’occurrence, le pays- c’est un secret de Polichinelle – est malade. Très malade même. Quant à la cause de la maladie, moult diagnostics révèlent invariablement le même résultat. Avant-hier, hier comme aujourd’hui. A savoir que le pays est une mine d’or en termes d’arsenal législatif avec en prime la Constitution.
Que de lois aussi généreuses que révolutionnaires dans tous les domaines ! Aucun secteur n’est orphelin de texte à même d’améliorer la gouvernance du pays et par ricochet, le quotidien du Congolais lambda !
Hier comme aujourd’hui, la maladie de la RDC n’a pas pour nom » Constitution « , mais l’incapacité -atavique ?- à appliquer les textes existants en commençant par la Loi fondamentale.
Un coup d’œil dans le projecteur suffit pour renseigner que les crises politiques à répétition, le coulage des recettes, l’enrichissement ultrarapide et sans cause rationnelle de différentes écuries qui se succèdent au pouvoir s’expliquent en très grande partie par le non-respect des textes. En tête desquels …la Constitution.
Ce n’est donc pas parce qu’on aurait changé de Loi fondamentale que tous ces vices disparaitraient ! C’est archi-connu, on ne fait pas tomber la fièvre en cassant le thermomètre.
Moralité, si l’homme congolais – le politique en particulier- ne change pas, on pourra changer de constitution autant de fois qu’on voudra, on ne sortira pas de l’auberge. « Commencez par changer en vous ce que vous voulez changer autour de vous « , conseillait déjà Gandhi.
Sinon, on continuera à tourner en rond – ko rond-point en parler kinois- sur fond d’une riche progéniture de slogans dont le cadet est » Le peuple d’abord « . José NAWEJ